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Bulletin N°42 du 4 mars 2026

  • Etienne Lemarie
  • 2 mars
  • 15 min de lecture

Mesdames et Messieurs les Présidents et Doyens,

Chers Collègues, chers Amis,

Soyons optimistes et sereins!

Les réseaux sociaux ont du bon.... parfois. Ainsi, sur Linkedin, les responsables universitaires, doyens, responsables d'équipes font part de leurs travaux, leurs réflexions qui montrent la vitalité de leurs institutions et leur esprit d'innovation. Nous en rapportons deux exemples dans ce bulletin. Communiquer est devenu essentiel pour partager, se faire connaître et tout simplement exister.

Par contre, d'autres réseaux tendancieux sont à bannir!

Très cordialement

Cheikh Cissé, Faculté de Médecine de Dakar

Ihsane Hmamouchi, Faculté de Médecine de l'Université Internationale de Rabat Etienne Lemarié, Faculté de Médecine de Tours Zouhair Souissi, Faculté de Médecine de Tunis

Yves Tremblay, Faculté de Médecine-Université Laval, Québec


L'année 2025 a été marquée par le colloque de Dakar

Les ateliers et séances plénières du colloque ont donné lieu à des enregistrements.

Les ateliers sont à disposition de façon gratuite, uniquement sur demande. Pour obtenir les codes d'accès, contactez lemarie@med.univ-tours.fr

Les séances plénières sont disponibles après règlement de la cotisation 2026 de 25€ pour être membre du GRISOF, via Paypal en utilisant contactgrisof@gmail.com ou par virement bancaire dont voici le RIB (relevé d'identité bancaire).



Le comité éditorial du GRISOF a rédigé une feuille de route à la suite du colloque de Dakar


Le GRISOF met à votre disposition sept modules de formation en science ouverte.  A l'issue des sept modules et après vérification des connaissances, une attestation vous sera remise. L'accès à ces modules est possible après règlement des 25€ correspondant à la cotisation 2026 du GRISOF. Pour obtenir les codes d'accès, contactez lemarie@med.univ-tours.fr


Conférences d’actualités du GRISOF

Merci à nos orateurs de janvier 2026


Jeudi 8 janvier Charles Boelen

Titre : Rénovons nos systèmes de santé ! La responsabilité sociale : une culture et une stratégie.

Lien pour accéder à l'enregistrement:


 Jeudi 15 janvier  Matthieu  Barlet 

Titre : Comment monter un projet multicentrique et multipays?

Lien pour accéder à l'enregistrement

 

 Jeudi 29 janvier Corinne Augé Professeur en génétique moléculaire et biotechnologie, iBRAIN, Inserm U1253 - Eq2 (Neurogénétique), Université de Tours

Titre : l’épigénétique dans la tête.

Lien pour accéder à l'enregistrement


Jeudi 19 février  Hervé Maisonneuve  

Titre: Information en santé et lutte contre la désinformation

Avec Dominique Costagliola et Mathieu Molimard, Hervé Maisonneuve est l'auteur du rapport sur 𝗹’𝗶𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝗻 𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝗹𝘂𝘁𝘁𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝘀𝗶𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻.

Pour accéder à l'enregistrement: https://youtu.be/JyyFr5CApWI


PROCHAINE CONFERENCE

Changement d’heure à Québec 8 mars, à Paris 29 mars

14h heure GMT 10h à Montréal, 14h à Dakar, 16h à Paris.


Jeudi 26 mars 178ème conférence d’actualités. 

Pr Sonia Maalej, Professeur universitaire en pneumologie à la Faculté de Médecine de Tunis, chef du service de pneumologie à hôpital Abderrahmane Mami  Ariana

Titre: Comorbidités respiratoires dans la BPCO : le fardeau silencieux de l'apnée du sommeil et de l'hypertension pulmonaire.

La bronchopneumopathie chronique obstructives (BPCO) est une maladie inflammatoire chronique qui débute au niveau des voies aériennes et s’étend par voie systémique pour donner des manifestations générales. Ainsi, 60 à 80% des patients BPCO ont au moins une comorbidité associée. L’hypertension pulmonaire et le syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil sont deux comorbidités fréquemment associées à la BPCO. Leur présence représente un fardeau aggravant la morbidité et la mortalité des patients BPCO. Toutefois, ce fardeau est silencieux en raison de leurs symptômes intriqués avec ceux de la BPCO d’où leur diagnostic tardif. Une prise en charge combinée incluant celles de ces deux comorbidités améliore le pronostic des patients BPCO d’où l’intérêt de leur dépistage systématique dans le cadre d’une évaluation globale.

Se connecter:


Jeudi 2 avril

Pr Romuald Sciora 

Titre. Les universités américaines au coeur d’une guerre civile culturelle .

Romuald Sciora est chercheur associé à l’IRIS et directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS. Essayiste, politologue et documentariste.

Spécialiste de l’ONU, des relations internationales et des États-Unis, il est entre autres l’auteur de quatre livres sur les Nations Unies – dont deux co-publiés par l’Organisation internationale – et d’un court essai sur l’Assemblée générale de l’ONU publié récemment par Le Monde diplomatique. Comme documentariste, il a réalisé plus d’une douzaine de documentaires politiques dont une série télévisée dédiée à l’ONU et diffusée dans plus de vingt pays. Il est la seule personne à avoir pu interviewer à plusieurs reprises les cinq derniers secrétaires généraux des Nations Unies.

De 2011 à 2016, il a été président du French-American Global Forum, un think tank basé à Washington, D.C. Dans le cadre de ses fonctions, il a été amené à coorganiser et à animer un grand nombre de conférences et de colloques avec l’Union européenne, des centres de recherche comme le CSIS et la Brookings Institution, le New York Times et des magazines tel que The AtlanticNewsweek et Foreign Affairs.

Après avoir travaillé plusieurs années avec l’American University, puis la New York University, il est aujourd’hui consultant pour diverses organisations et ONG, ainsi que membre associé à la Chaire Raoul-Dandurand de l’Université du Québec à Montréal. Il apparaît chaque semaine dans les médias, que ce soit en Amérique du Nord et du Sud, en Europe, en Russie ou au Moyen-Orient, pour commenter l’actualité internationale.

Ses derniers livres publiés en français sont Qui veut la mort de l’ONU ?, co écrit avec Anne-Cecile Robert du Monde diplomatique, sorti en novembre 2018 aux éditions Eyrolles, Pauvre John, L’Amérique du COVID-19 vu par un insider publié en juin 2020 chez Max Milo, Femme vaillante, Michaëlle Jean en Francophonie, sorti à l’automne 2021 aux éditons du CIDIHCA, Faut-il avoir peur du wokisme ? et L’Amérique éclatée, édités chez Armand Colin en octobre 2023 et janvier 2025. L’ensemble de ses conversations avec les secrétaires généraux de l’ONU a été récemment publié en intégralité dans un numéro spécial de la revue américaine The International Politics Reviews dédié à son travail sur l’Organisation des Nations Unies.

Romuald Sciora est Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres et Officier de l’Ordre national du Cèdre.

 

D'autres conférenciers sont attendu en avril

Vous souhaitez traiter un sujet? Bonne idée... Contactez nous!


Webinaires FéFOG-GRISOF

Prochain rendez-vous le mercredi 11 février.

Sujet: thyroïde et grossesse














Hervé Maisonneuve:

Avec le Pr M Molimard, Mme D Costagliola, nous avons remis le 12 janvier un rapport à Mme Stéphanie Rist, Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées :

Information en santé. 

Bilan des forces et des faiblesses  Recommandations pour une stratégie nationale d’information et de lutte contre la désinformation en santé

Neuf recommandations proposées :

  1. Promouvoir l’éducation à l’esprit critique, à la science, à la santé et aux médias

  2. Renforcer la formation à la science, à l’esprit critique, à la littératie numérique et à la communication

  3. Élaborer un plan public d’information et de lutte contre la désinformation dans chaque institution

  4. Développer et déployer un Info-Score Santé

  5. Créer un Observatoire de l’information en santé

  6. Développer un système d’infovigilance au sein de l’Observatoire de l’information en santé

  7. Inverser le risque : sanctionner les désinformateurs et protéger les scientifiques

  8. Faire de l’infodémiologie une priorité de recherche via un PEPR

  9. Agir au niveau européen


Ci-joint notre rapport Lien


Le rapport d'information du Comité citoyen vient de sortir


















FORMATIONS PEDAGOGIQUES organisées par le GRISOF

Les 13 formations proposées par le GRISOF pour renforcer et promouvoir la recherche scientifique

Contacts:








Obésité : un risque augmenté de 70% d'infection sévère

L’obésité doit être considérée comme un facteur de vulnérabilité infectieuse à part entière, au même titre que l’âge avancé ou certaines pathologies chroniques. L’intégration explicite du risque infectieux relève désormais de la prise en charge globale de l’obésité.

Bien au-delà du seul contexte de la pandémie de COVID-19, il y aurait bien une association entre l’indice de masse corporelle (IMC) et le risque d’hospitalisation ou de décès liés à une maladie infectieuse selon les données extraites de deux grandes cohortes européennes totalisant plus de 540 000 adultes suivis pendant en moyenne 13 à 14 ans (cohortes finlandaises et UK Biobank). LIEN


L'intelligence artificielle en marche : des résultats inespérés en médecine

L’évolution rapide de l’intelligence artificielle (IA) en médecine permet aux  agents conversationnels de donner des réponses compréhensibles et souvent adaptées aux questions des patients, en prenant en compte le facteur émotionnel. D’après un entretien avec Zouhair SOUISSI.





Linkedin

 De plus en plus de responsables universitaires communiquent leur actualité sur Linkedin. Nous rapportons quelques post qui témoignent de la vitalité et de la réflexion

 

Lors du dernier Conseil de la Faculté de Médecine, Maïeutique et Sciences de la Santé, nous avons voté, à l’unanimité, une motion qui me tient particulièrement à cœur. Un engagement clair pour défendre les valeurs de respect, de tolérance et de liberté, un refus sans équivoque de toute forme de discrimination, en particulier de l’antisémitisme et surtout une volonté partagée de faire vivre ces principes dans nos enseignements, nos recherches et notre quotidien.En tant que doyen, je suis fier de cette prise de position collective, sereine et nécessaire. Elle dit quelque chose d’essentiel sur ce que nous sommes et sur la société que nous voulons bâtir.Former des soignants, des chercheurs, des professionnels de santé, c’est aussi transmettre une éthique : celle du dialogue, de l’écoute, de la dignité de chacun.Merci à toutes celles et ceux qui incarnent ces valeurs dans leurs actions, leurs engagements, leurs mots – dans les petites choses comme dans les décisions fortes. Continuons à faire de notre Faculté un lieu d’exigence, de savoir et d’humanité


Merci à News Tank éducation et recherche pour l’invitation à participer à la table-ronde "Interdisciplinarité en recherche et innovation : nécessité ou utopie ?", aux côtés de Nathalie Dompnier (Université Lumière Lyon 2), Martina Knoop (CNRS) et Jean-Luc Moullet (Directeur général de la recherche et de l’innovation). Face aux défis contemporains, l’interdisciplinarité n’est pas un luxe académique, mais une condition de pertinence pour nos sociétés. Elle permet notamment :1️⃣ une meilleure compréhension de problèmes complexes, grâce au croisement des regards, des méthodes et des expériences ;2️⃣ des approches nouvelles qui favorisent l'innovation ;3️⃣ une réponse plus structurée et robuste aux enjeux contemporains de nos sociétés : climat, santé, transition numérique, cohésion sociale. Mais l'interdisciplinarité ne se décrète pas : elle résulte d'une stratégie d'établissement claire. A l'Université de Tours, elle infuse à chaque niveau, de la formation avec des doubles-diplômes et des parcours hybrides, jusqu'à la recherche, avec des collaborations régulières et structurés entre certains de nos 34 laboratoires. 👉 Une façon pour les universités d'avoir un impact concret, au plus près des réalités économiques, sociales et environnementales de leurs territoires.


Je m’exprime rarement à titre personnel sur ce réseau professionnel. Mais la situation actuelle en Iran me touche profondément et m’impose de sortir de cette retenue pour partager ce message.Nous avons tous et toutes un lien très particulier avec nos villages, nos villes, nos pays d’origine. Une relation très particulière avec les murs, les maisons, les rues, les voix, la musique, les visages de nos terres d’origine. Ce lien, cette relation, cette affection sont comme une flamme parfois oubliée, parfois cachée au fond de nous, mais qui ne s’éteint jamais, qui brûle toujours en nous, même en silence. Dans mon pays d’origine, des milliers de personnes viennent d’être, une nouvelle fois, tuées : des femmes, des hommes, des enfants. À l’arme de guerre. Alors qu’ils manifestaient pacifiquement. Des milliers de personnes ont disparu. Des milliers de personnes sont en prison. On ne tue pas toujours : on neutralise. Les balles visent les yeux, le viol devient une stratégie, les corps sont marqués pour terroriser, pour culpabiliser, pour briser toute possibilité de relèvement. Les hôpitaux ces lieux censés offrir protection et soins sont devenus des espaces de mort et de disparition. Les personnes blessées craignent de se rendre à l’hôpital, car elles y sont arrêtées, enlevées ou exécutées par les forces de l’ordre. Les soignants, premiers témoins de la répression, sont arrêtés et portés disparus. Pensons à ces hommes et femmes ; parlons d’eux et d’elles autour de nous. Tant que leurs noms circulent, tant que leurs vies sont dites, les enfants d’Adam ne sont pas seuls."Les hommes (les enfants d’Adam) font partie du même corps, Ils sont issus de la même essence. Quand l’un souffre, les autres ne peuvent être en paix.Toi qui es indifférent aux malheurs des autres, tu ne mérites pas d’être nommé un Homme." Saadi, poète persan.






Évaluation des questions à réponse courte par ChatGPT dans un cours de médecine

Les questions à réponse courte favorisent la pensée critique, mais sont sous-utilisées dans l'évaluation formative car leur correction est chronophage. Dans cette étude de cas rétrospective, nous avons évalué les performances du modèle de transformation générative pré-entraînée (GPT) pour la correction des réponses ouvertes à des questions courtes posées par des étudiants en première année de médecine. Notre objectif principal était de comparer les scores attribués par l'intelligence artificielle (IA) et ceux attribués par des humains.

Dans l'ensemble de données évalué par plusieurs correcteurs, le GPT a obtenu un coefficient kappa pondéré de 0,443 ± 0,127 pour l'exactitude factuelle et de 0,429 ± 0,145 pour l'exhaustivité, par rapport aux correcteurs humains. Plus de 85 % des scores du GPT se situaient à moins d'un point du score attribué par un correcteur humain. Les systèmes de correction pilotés par l'IA ont le potentiel de réduire la charge de correction des questions à réponse courte. (Financement : Harvard Medical School.)


Systèmes d’éducation de précision basés sur l’IA — Transformer l’apprentissage tout au long de la vie en médecine.

Le parcours des internes vers une pratique sûre et autonome est variable. L'intelligence artificielle pourrait contribuer à accélérer la mise en œuvre d'une formation médicale axée sur les compétences afin de soutenir un développement individualisé.


L'intelligence artificielle (IA) médicale passe rapidement du stade de la preuve de concept à l'application clinique. Si de nombreuses avancées en IA médicale constituent des prouesses technologiques remarquables et ouvrent la voie à de nouvelles applications, suscitant un immense enthousiasme intellectuel, le plus grand potentiel réside dans les outils d'IA qui apportent une réelle valeur ajoutée à de multiples acteurs du système de santé, notamment les patients, les professionnels de santé et les organismes payeurs. Dans cet article de synthèse, les auteurs proposent un cadre d'identification des applications potentiellement à forte valeur ajoutée et des pistes pour relever les défis liés à la qualité des données.


Le paradoxe de la confiance dans les soins de santé à l'ère des médias sociaux


Les systèmes de santé du monde entier sont confrontés à deux défis fondamentaux et interdépendants : la désinformation et la mésinformation généralisées, et l’érosion de la confiance du public. Cette érosion révèle un paradoxe au cœur des relations contemporaines entre science et société : plus la science réussit à résoudre des problèmes complexes grâce à la rigueur et à la coordination institutionnelle, plus elle s’aliène un public qui valorise l’immédiateté, l’authenticité, la résonance émotionnelle et le lien personnel. Par conséquent, ceux qui sont les plus attachés à la rigueur scientifique – scientifiques, établissements de santé, sociétés savantes et agences de santé publique – sont de plus en plus méfiants, tandis que ceux qui sont les moins responsables – influenceurs non formés, individus non qualifiés motivés par des intérêts financiers ou politiques, et robots d’intelligence artificielle – sont jugés crédibles. Ce paradoxe de la confiance est amplifié par les environnements des médias sociaux axés sur l’engagement, qui privilégient la désinformation, l’immédiateté, l’appartenance à un groupe et l’authenticité au détriment de la vérité factuelle. Il en résulte des conséquences néfastes sur la santé et des décisions politiques malavisées. Pour résoudre ce paradoxe, il faut non seulement une précision technique, mais aussi une coproduction dès le départ, une communication horizontale globale, des infrastructures pour la transparence et la résonance émotionnelle, ainsi que des réformes réglementaires pour les algorithmes et les environnements numériques.








 

Ozempic, les appareils d'IRM et les téléviseurs à écran plat sont tous issus de recherches fondamentales menées des décennies auparavant — soit précisément le type d'études que le gouvernement américain réduit drastiquement.

Sous la présidence de Donald Trump, le gouvernement américain sabre dans la recherche scientifique . Les Instituts nationaux de la santé (NIH) ont réduit de près de 2 milliards de dollars les subventions déjà approuvées, et la Fondation nationale pour la science (NSF) a annulé plus de 1 400 subventions . Le président nourrit des projets encore plus ambitieux pour anéantir la science. Son projet de budget pour l’exercice 2026 prévoit une réduction de 36 % des dépenses de recherche et développement non liées à la défense.

« Ils ont annulé en bloc un grand nombre de projets de recherche en cours », explique John Holdren, de l'université Harvard à Cambridge (Massachusetts), qui a été conseiller scientifique du président Barack Obama durant ses deux mandats. « Ils comptent maintenant consolider cette décision par des coupes budgétaires. »


Pourquoi nous ne savons pas vraiment ce que le public pense de la science Mesurer la confiance ne suffit pas. Approfondir les connaissances sur les institutions et les normes scientifiques est le meilleur moyen de renforcer la crédibilité. 

Partout dans le monde, la communauté scientifique est confrontée à des remises en question de son autorité culturelle. Les financements sont sous pression , l'expertise est la cible d'attaques politiques et le scepticisme vaccinal ainsi que les controverses sur la politique climatique sont monnaie courante¹ . On interprète souvent ce phénomène comme un problème du public – conséquence d'une culture scientifique limitée, d'une confiance déclinante envers les experts et de la désinformation – plutôt que comme un problème inhérent à la science elle-même. Pourtant, compte tenu du peu d'outils d'évaluation dont disposent les chercheurs, il est frappant de constater à quel point leurs connaissances sur le niveau de compréhension scientifique du public sont limitées². Les scientifiques et les chercheurs qui étudient la compréhension du public devraient s'interroger sur leur propre rôle dans ce fossé culturel.


Cette IA peut améliorer votre évaluation par les pairs et la rendre plus courtoise. Un système de cinq modèles aide les évaluateurs par les pairs à rédiger des commentaires plus constructifs, mais on ignore encore si cela améliore la qualité des articles évalués.

Selon une nouvelle étude¹, un coach d'intelligence artificielle peut aider les évaluateurs par les pairs à fournir des commentaires plus constructifs et moins toxiques. Reste à savoir si cela améliore la qualité des articles de recherche.

Les scientifiques qui effectuent des évaluations par les pairs se tournent de plus en plus vers l'IA pour diverses tâches, notamment la recherche de littérature pertinente, l'amélioration du style et bien plus encore.

James Zou , informaticien à l'université Stanford en Californie, et ses collègues ont entrepris d'évaluer si les grands modèles de langage (LLM) pouvaient contribuer à résoudre un problème fréquemment reproché aux évaluations par les pairs : les commentaires manquent souvent de rigueur ou adoptent un ton inapproprié. Lors du congrès annuel de l'Association for Computational Linguistics (ACL) de 2023 à Toronto, au Canada, par exemple, les auteurs des articles présentés ont jugé 12,9 % des évaluations de mauvaise qualité.

Cela s'explique principalement par le caractère vague des critiques, explique Zou, qui se contentent de commentaires généraux et simplistes comme « pas original ». Plus rarement, certaines critiques peuvent manquer de professionnalisme ou contenir des attaques personnelles , avec des remarques telles que « ces auteurs ne savent pas de quoi ils parlent », ajoute Zou.


L’IA pourrait transformer l’évaluation de la recherche – et certains universitaires s’inquiètent.

La résistance à l'utilisation de cette technologie, malgré son potentiel de gain de main-d'œuvre, est particulièrement répandue dans les universités axées sur la recherche.

En 2023, l'Australie a abandonné son programme d'évaluation de la recherche, coûteux et bureaucratique, piloté par des universitaires. La Nouvelle-Zélande a rapidement suivi. L'objectif, selon un plan de transition dévoilé par le ministère australien de l'Éducation et le secteur de la recherche, était de trouver une approche plus moderne et fondée sur les données. Au Royaume-Uni, où les pressions financières sur les universités sont particulièrement fortes, des appels similaires se font entendre pour réformer le Research Excellence Framework (REF), le système de financement de la recherche du pays basé sur la performance.

De plus en plus d'éléments probants démontrent que l'intelligence artificielle peut améliorer l'efficacité et la rentabilité de l'évaluation de la recherche¹ , ce qui peut, par exemple, libérer les universitaires de la tâche d'examiner et de noter les publications ou de documenter l'impact sociétal. Il semble donc légitime de se demander si l'utilisation de l'IA pour le REF est une évidence.


Comment les erreurs de l'IA provoquent une crise en informatique

Les plateformes de prépublication et les organisateurs de conférences doivent faire face à un afflux de soumissions de « déchets d'IA ».

Cinquante-quatre secondes. C'est le temps qu'il a fallu à Raphael Wimmer pour rédiger un compte rendu d'expérience qu'il n'a en réalité pas réalisée, à l'aide de Prism, un nouvel outil d'intelligence artificielle publié par OpenAI le mois dernier. « Rédiger un article n'a jamais été aussi simple. Engorger le circuit de publication scientifique n'a jamais été aussi simple », a écrit Wimmer , chercheur en interaction homme-machine à l'Université de Ratisbonne en Allemagne, sur Bluesky.

 

Les chatbots d'OpenClaw AI sèment la pagaille — ces scientifiques sont à l'écoute. Les agents d'intelligence artificielle disposent de leur propre plateforme de médias sociaux et publient des articles de recherche générés par l'IA sur leur propre serveur de prépublication.

 OpenClaw est un agent d'intelligence artificielle open source conçu pour aider les utilisateurs dans leurs tâches quotidiennes, comme l'envoi de courriels et la gestion de leur calendrier. Crédit : Thomas Fuller/SOPA Images/LightRocket via Getty

L'apparition soudaine d'un vaste réseau de robots d'intelligence artificielle dialoguant entre eux sur la religion et avec leurs « gestionnaires » humains a fasciné une partie d'Internet. Ce phénomène a également permis aux scientifiques d'entrevoir comment les agents d'IA interagissent entre eux et comment les humains réagissent à ces discussions. OpenClaw est un agent d'IA capable d'effectuer des tâches sur des appareils personnels, comme la planification d'événements dans l'agenda, la lecture de courriels, l'envoi de messages via des applications et la réalisation d'achats en ligne. La plupart des outils d'IA populaires, tels que le chatbot ChatGPT d'OpenAI, fonctionnent en interagissant directement avec les requêtes de l'utilisateur, tandis que les modèles d'IA autonomes comme OpenClaw peuvent exécuter des actions de manière indépendante en réponse à des instructions.

Pour les chercheurs, cette explosion des interactions entre agents présente un intérêt scientifique. La mise en relation d'un grand nombre d'agents autonomes, pilotés par divers modèles, engendre des dynamiques difficiles à prévoir, explique Shaanan Cohney, chercheur en cybersécurité à l'Université de Melbourne, en Australie. « Il s'agit d'un système dynamique et chaotique que nous ne maîtrisons pas encore parfaitement en modélisation », ajoute-t-il.


LIVRES RECENTS


Qui a dit que l’histoire des idées était méprisée en France ? Avec Départager l’humanitéFrançois Hartog en propose une version à la fois exemplaire et ambitieuse. Car il s’agit dans cet essai de retracer, des Grecs jusqu’à nos jours, l’évolution et la déperdition des concepts d’humanisme, d’humanité et d’homme tout court.

Créer, disent les grands textes fondateurs, c'est partager et départager : entre des mortels et des immortels, entre des humains et des bêtes, entre un Dieu éternel et des êtres éphémères, entre un corps périssable et une âme immortelle... Ce geste premier lance toute l'enquête. Scruter les façons dont ces partages ont été repris, transformés, contestés, rejetés au cours des siècles : tel est son objet. Ce sont donc autant de figures historiques de l'homme qui sont, un chapitre après l'autre, interrogées.


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