Bulletin du 27 juin 2022

Dernière mise à jour : 29 juil.

C’est notre troisième bulletin « Science ouverte en santé » de cette année universitaire 2021-2022. Le prochain bulletin est prévu en septembre, avec une mise en page améliorée grâce à notre ami, le Dr Zouhair Souissi de Tunis. Nous avons près de 750 destinataires sur notre liste de diffusion et de nouvelles demandes chaque semaine. Vous nous incitez à poursuivre tout en souhaitant participer. Un grand merci. Très cordialement, Pour le comité éditorial du GRISOF Yves Tremblay, Université Laval, Québec Etienne Lemarié, Faculté de Médecine de Tours Près de 750 destinataires de ce bulletin « Science ouverte en santé » ! Vous êtes les yeux de tous sur votre terrain, Vous avez des faits à raconter, vous voulez échanger avec les collègues, le GRISOF peut devenir votre plateforme. L’inscription sur notre liste de diffusion est gratuite et ouverte. CONFERENCES

Merci au Pr Louis-Philippe Boulet pour sa brillante conférence du 9 juin, intitulée : GINA 2022 Global Initiative for Asthma. Vous aviez des interrogations concernant l’applicabilité de cette mise à jour 2022 du GINA. Il est encore temps d’interroger Louis-Philippe Boulet à qui nous transmettrons.



Merci au Dr Gérard Durand pour sa conférence du 16 juin, intitulée : En imagerie, comment reconnaitre la piste du coeur devant un tableau respiratoire.


Vous retrouverez ces deux visioconférences sur notre chaîne YouTube

Prochaine conférence : Webinaire FéFOG-GRISOF-AUF Thème : recherche clinique Mercredi 29 Juin 2022 de 10h30-12h30 Québec, 14h30 à 16h30 Temps Universel, 16h30-18h30 Paris.

Conférenciers :

Pr Cheikh Tidiane CISSE (Dakar) Méthodologie des enquêtes ;

Pr Yves Tremblay (Québec) Construction d’un projet de recherche en science biomédicale ; une expérience personnalisée

Pr Emmanuel Bujold (Québec) : Organisation d'une recherche clinique fonctionnelle ;

Les conférences de la rentrée. Certaines dates seront précisées durant l’été. Jeudi 6 Octobre 2022 Pr Samya Taright, Chef de service pneumophtisiologie · CHU Mustapha Alger, Faculté de Médecine d’Alger. Séance de cas cliniques. Jeudi 13 octobre 2022 Pr Marc Journeault, Professeur titulaire, Centre de recherche en comptabilité et développement durable, Faculté des sciences de l'administration, Université Laval, Québec. Thème : Économie circulaire et conséquences en santé Jeudi 20 octobre 2022. Pr Pierre-Yves Brillet, Imagerie médicale. Hôpital Avicenne, AP-HP, Faculté de Médecine Paris Bobigny, France : Orientations diagnostiques au scanner dans les pneumopathies interstitielles diffuses. Jeudi 3 novembre 2022 :

Comment réussir un projet de recherche : de l’idée à la rédaction du manuscrit. Pr Yves Tremblay (Québec): structure du projet Pr Ishane Hmamouchi (Rabat): analyse et organisation des résultats Pr Olivier Armstrong (Nantes): rédaction de l’article Jeudi 24 Novembre 2022 Pr Samya Taright, Chef de service pneumophtisiologie · CHU Mustapha Alger, Faculté de Médecine d’Alger. Est-il possible d'appliquer les recommandations GINA relatives au diagnostic de l'asthme ? Jeudi 15 décembre 2022. Dr Jean-François Lemoine, médecin-journaliste : médecine intégrative Pr Didier Pitet, Director, Infection Control Programme, The University of Geneva Hospitals and Faculty of Medicine, Geneva, Switzerland. Thème: Information, désinformation, infodémie. REVUES PREDATRICES Quelle attitude adopter si on s’est fait piégé ? Un cas vécu. Pr Narcisse Patrice KOMAS, Université de Bangui et Institut Pasteur de Bangui : « Je viens, par ce mot, demander conseil auprès de vous. J'ai malencontreusement soumis un article dans un journal prédateur que je ne savais pas au départ. C'est lors de régler la facture que nous, avec le comptable de l'Institut Pasteur de Bangui, avons découvert la supercherie car il n'y avait aucun lien entre l'adresse de la banque et le journal en question. J'ai écrit au journal pour me rétracter. L'éditeur me somme de payer des frais de rétractation. Autrement, il va publier mon nom et celui de tous les auteurs de ce travail aux autres journaux pour nous interdire de publier. Que faut-il faire? »

Réponse de Hervé Maisonneuve, Directeur de www.redactionmedicale.fr et membre du comité éditorial du GRISOF « Les revues prédatrices sont habituellement très bien organisées pour demander et obtenir de l'argent. Elles font des emails menaçants aux auteurs qui ne veulent pas payer des frais de traitement des articles (ou APC Article Processing Charges). Il ne faut pas trembler car elles ne peuvent pas faire autre chose que menacer. Il faut soit ne jamais répondre, soit répondre en menaçant la revue. La réponse peut-être de demander une non-publication ou une rétractation gracieuse (attention ils font payer pour rétracter), et avec menace de transmettre le dossier à des avocats pour leur demander de prendre en charge le dossier (mais ne jamais transmettre à un avocat, inutile car personne ne sait quelle juridiction serait concernée) ». COVID-19 La levée temporaire des brevets sur les vaccins contre le Covid-19 est adoptée à l’OMC (Organisation mondiale du commerce), selon un accord des 164 pays membres. Pendant 5 ans, les gouvernements de pays en développement pourront délivrer des licences aux fabricants nationaux en échange d’une indemnisation des titulaires de brevets. Par ailleurs, les pays se sont engagés à « faire preuve de modération dans l’imposition de restrictions à l’exportation » de vaccins, traitements, outils de diagnostic et autres produits médicaux essentiels à la lutte contre la pandémie. Pour le Leem, la décision des membres de l’OMC est jugée « préoccupante ». Le groupement d’industriels français s’inquiète de la remise en cause de la propriété intellectuelle qui « fragilise l’incitation à innover ». À l’inverse, les ONG dénoncent un accord tardif et limité. Pour Médecins sans frontières (MSF), « cet accord ne parvient globalement pas à offrir une solution efficace et significative pour aider à accroître l'accès aux outils médicaux nécessaires pendant la pandémie, car il ne renonce pas de manière adéquate à la propriété intellectuelle sur tous les outils médicaux essentiels au Covid-19, et il ne s'applique pas à tous les pays ». Crise d’asthme : Ventoline avec ou sans corticoïdes ? N Engl J Med 2022; 386:2071-2083 DOI: 10.1056/NEJMoa2203163 En 2019, l’OMS estime que 262 millions de personnes souffraient d’asthme et que cette maladie a entraîné 461 000 décès. Combien de malades sont susceptibles d’être correctement traités, par des médicaments non remboursés pour tous, dans beaucoup de pays ? Le 9 juin dernier, le Pr Louis-Philippe Boulet, Professeur de médecine à l’Université Laval et Président du GINA, nous présentait le GINA 2022.


En différé sur notre chaîne Youtube

Les dernières recommandations du GINA préconisaient d’instaurer un traitement unique « fond et symptômes » (association corticoïde inhalé + formotérol en traitement de fond), mais également à la demande en traitement de secours, en première intention quelle que soit la gravité de l’asthme, ce qui impliquerait de ne plus utiliser les bronchodilatateurs seuls, comme c’est l’habitude bien souvent. Un essai multinational de phase III randomisé en double aveugle, vient de paraitre dans le NEJM (document joint). Cette étude évaluait l’efficacité d’un traitement de secours associant corticoïde inhalé-salbutamol, dans une association à dose fixe, versus le salbutamol seul, en plus du traitement de fond. Les auteurs ont suivi 3 132 patients souffrant d’asthme modéré à sévère non contrôlé. Cet essai montre que l’association des deux pendant les crises, a une meilleure efficacité que les bronchodilatateurs seuls. À l’issue de l’essai, le risque d’exacerbation sévère de l’asthme, critère principal d’évaluation de l’étude, a significativement diminué chez les patients du groupe salbutamol-budésonide « haute dose » en comparaison du groupe contrôle, avec un hazard ratio de 0,74 (IC à 95 % : 0,62-0,89 ; p = 0,001). En revanche, la diminution observée dans le groupe « basse dose » n’était pas significative (HR = 0,84 ; IC à 95 % : 0,71-1,00 ; p = 0,052). Ceci pourrait s’expliquer par un effet anti-inflammatoire dose-dépendant du budésonide, limitant le risque d’exacerbation, alors que le salbutamol a un effet symptomatique. Les auteurs concluent que les résultats de leur étude soutiennent l’idée des recommandations du GINA en montrant qu’une association de corticoïdes et bronchodilatateurs en traitement de secours serait plus efficace qu’un bronchodilatateur seul. NATIONS-UNIES Rapport annuel du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations-Unies 89,3 millions de personnes vivent en dehors de chez eux, 60% des réfugiés le sont dans leur propre pays. C’est deux fois plus qu’il y a dix ans. Les causes essentielles : la violence et les guerres. Les trois quarts de ces déracinés se trouvent en Afrique sub-saharienne où combats et exactions ont poussé, en un an seulement, 5,7 millions d’habitants à fuir. En 2022, le bilan va s’alourdir avec les 7 millions d’Ukrainiens déplacés à l’intérieur et à l’extérieur de leur pays. UNESCO

Utilisons-nous la science pour améliorer notre développement ? C’est le titre du rapport de l’UNESCO

Parmi les principaux objectifs de développement durable, ce sont l'action climatique (ODD 13), la vie aquatique (ODD 14) et la vie terrestre (ODD 15) qui ont connu en moyenne la progression nationale la plus faible mondialement. Une analyse de l'UNESCO portant sur 56 sujets de recherche pertinents pour les ODD, corrobore ce fait. Elle a révélé que sur le plan mondial, la recherche sur la durabilité ne faisait pas encore figure de sujet dominant dans les publications universitaires. AFRIQUE : terre de science en devenir Population africaine : 1 milliard 410 millions (17% de la population mondiale). Publications: 3% des publications mondiales dont la moitié en Afrique du Sud et au Nigeria. Ce taux ne doit pas masquer les progrès accomplis, puisque le nombre de publications par des auteurs africains a augmenté de 60 % entre 2008 et 2014, contre une hausse de 13,8 % en Europe. Pubmed des 5 dernières années : USA 1 126 633 publications, Canada 305 701, France 272 261, Bénin 2929, Sénégal 2895, Burkina 2640, Côte d’Ivoire 2044, Togo 1797, Gabon 954, Cameroun 409. Nombre de chercheurs par million d’habitants. Données UNESCO :

Afrique 35, Europe 2 500, USA 3141, Canada 3072. 2,6 % des chercheurs de la planète travaillent entre Alger et Le Cap. Demain pourrait être différent : 200 000 doctorants africains (160 000 dans des établissements africains et 25 000 en Europe). Selon les statistiques de l’OCDE, « En 1970, il y avait moins de 400 000 étudiants de l’enseignement supérieur dans la zone subsaharienne, alors que désormais, les universités en accueillent 10 millions. Et la scolarisation dans l’enseignement tertiaire progresse de plus de 4 % l’an, contre une moyenne mondiale de 2,8 % ». La médecine et la physique sont les deux disciplines les plus en pointe.

Le Sénégalais Mouhamed Moustapha Fall a été le premier mathématicien subsaharien invité à exposer au Congrès international des mathématiciens de Rio de Janeiro. La Kényane Rose Mutiso, ouvre au grand public les portes de la physique. La tunisienne Rym Kefi montre que « les scientifiques ont un impact social ». Avec un cursus combinant l’anthropologie moléculaire et la paléontologie humaine, elle s’impose comme la première chercheuse en anthropologie moléculaire de Tunisie. Pour elle, « la Tunisie est bien placée comme pôle de référence en matière scientifique et pourrait devenir un hub en Afrique pour la recherche ». Le malien, Abdoulaye DJIMDÉ, directeur du Malaria Research and Training Center (MRTC) de Bamako, est mondialement reconnu pour ses travaux sur la génétique de la résistance aux antipaludiques. Il est membre du GRISOF. L’ivoirienne Valérie Carole Gbonon, est une spécialiste de la résistance bactérienne aux antibiotiques, lauréate du prix L’Oréal-Unesco. La camerounaise, Sara Eyangoh, Directeur Scientifique du Centre Pasteur du Cameroun, est l’une des 200 femmes francophones leaders en santé. La Sénégalaise Fatoumata Ba, Université Gaston-Berger de Saint-Louis, est une spécialiste reconnue de l’apnée du sommeil. En fait, le paysage reste très contrasté, « avec des îlots de recherche, sophistiqués mais qui n’irriguent pas assez autour, ne forment pas assez de chercheurs », regrette Annick Suzor-Weiner, professeure émérite à l’université Paris-Saclay et vice-présidente de l’Association pour la promotion scientifique de l’Afrique (personnelle communication ; APSA). Tous s’inquiètent de la fragilité des équipes même si des efforts ont été faits pour construire les structures de base de laboratoires et financer des plateformes. L’Afrique a besoin des sciences pour se développer... et la science des données africaines pour avancer. Il est essentiel de faire émerger des structures d’excellence. « On conçoit les partenariats avec les pays du Sud comme des aides au développement et c’est une erreur. Nous avons cruellement besoin de leurs résultats pour avancer sur une compréhension globale des phénomènes naturels », insiste Michel Moatti. Nos amis Africains apportent beaucoup à la science mondiale en apprenant à travailler autrement : « Comme ils sont plus contraints que nous, ils imaginent une science plus participative et développent une innovation frugale ». Explosion des maladies chroniques en Afrique A côté des maladies infectieuses et des épidémies, les pays d’Afrique doivent faire face à l’explosion de maladies chroniques qui frappent des populations adultes actives. Les montants nécessités par la prise en charge du diabète pourraient tripler d’ici à 2030, pour atteindre 52 milliards d’euros, soit 1,8 % du PIB du continent, selon un rapport publié par The Lancet Diabetes & Endocrinology. « Dans quatre familles sur dix avec une personne diabétique, plus de 56 % du revenu passe dans les traitements ». En l’absence de couverture santé universelle, ce sont les familles qui paient les soins et les traitements. Avec le risque de basculer sous le seuil de pauvreté, « Des études ont montré que les ménages confrontés au diabète ont tendance à limiter les dépenses pour l’éducation des enfants ». FREQUENCE MEDICALE Médicaments : les médias responsables de la défiance de la population à leur égard ? Cliquer ici Les médias, par les messages qu'ils transmettent, ont un rôle majeur pour informer objectivement la population quant aux risques et bénéfices des médicaments. Mais selon l'Académie de médecine, entre course au scoop et interview de faux experts, ils seraient sur certains aspects plutôt la cause du climat de suspicion de la population envers les médicaments. Perception du risque médicamenteux par le public et rôle des médias. Rapport de l’Académie nationale de Médecine. L’Académie en appelle à une politique pédagogique ambitieuse auprès des jeunes : une formation à l’esprit critique et une acquisition des bases de la culture du risque médicamenteux devraient être instaurées dès le collège. Elle estime que le public est en droit d’attendre des médias une information de qualité, prudente, contrôlée et indépendante des rumeurs, en faisant appel à des experts indiscutables et en privilégiant les données objectives par rapport aux témoignages subjectifs fondés sur des expériences individuelles Réparer son sommeil Invité : Pr Patrik Levy, Grenoble Animée par : Dr Jean-François Lemoine, Dr Nicolas Leblanc OMS Après cent jours de guerre, le système de santé ukrainien est confronté à de graves difficultés « En 100 jours de guerre, il y a eu plus de 260 attaques vérifiées contre les établissements de soins de santé en Ukraine. Ces attaques sont injustifiées, ne seront jamais acceptables et doivent faire l’objet d’enquêtes. Aucun professionnel de santé ne devrait avoir à fournir des soins de santé au péril de sa vie, mais c’est exactement ce que font les personnels infirmiers, les médecins, les ambulanciers et les équipes médicales en Ukraine », a déclaré le Dr Hans Henri P. Kluge, Directeur régional de l’OMS pour l’Europe. REVUES & INTEGRITE

Hervé Maisonneuve Complotisme, de POP à TOP, revues de faible qualité WCRI2022 : Congrès mondial de l'intégrité Cliquer ici FORMATION Sur le site du GRISOF

Olivier ARMSTRONG, Faculté de médecine de Nantes, directeur de CIDMEF-Sciences. Ihsane HMAMOUCHI, Faculté de Médecine de Rabat, Maroc. May GERGES HARFOUCHE SAMAHA, Université Saint Joseph, Beyrouth, Liban. Onze formations sont à la disposition des instituts, facultés de médecine, pharmacie et odontologie. Contact: Pr Olivier Armstrong armstrongolivier3@gmail.com Le site www.epirheum.com (Pr Ishane Hmammouchi) est à la disposition des facultés pour les questions d’épidémiologie clinique et de méthodologie de la recherche. Le site est en accès gratuit. Cependant pour chaque contenu qui vous intéresse, merci d’envoyer un message pour demander son autorisation d’utilisation. Si plusieurs contenus vous intéressent, au lieu de répéter la démarche pour chaque contenu, vous pouvez signer une convention bipartite entre EpiRheum et votre institution. BONNES LECTURES Définir et mesurer la responsabilité sociale des facultés de médecine. Charles Boelen et Jeffery E. Heck

Organisation Mondiale de la Santé. « Dans tous les pays du monde, on demande un meilleur rendement pour les sommes investies dans les soins de santé. Les facultés de médecine qui façonnent le système de soins et qui sont affectées par celui-ci, doivent, par motivation propre, continuer à être socialement responsables… Ce document propose un cadre de référence pour aider les facultés de médecine à évaluer leur progrès dans l’aide qu’elles apportent, par leurs activités de formation, de recherche et de services, au développement de systèmes de soins qui se caractérisent par un équilibre entre la pertinence, la qualité, l’efficience et l’équité » Hommage au Pr Jean-François Denef et au Pr Jean Mathieu, par le Pr Jacques Barrier

JAMA COVID-19 UPDATE 25 JUIN 2022 Research Olfactory Dysfunction in Patients With Mild COVID-19 During Gamma, Delta, and Omicron Waves in Rio de Janeiro, Brazil Cynthia Chester Cardoso, PhD; Átila Duque Rossi, PhD; Rafael Mello Galliez, PhD; et al. Research Receipt of COVID-19 Booster Dose Among Fully Vaccinated Pregnant Individuals Aged 18 to 49 Years by Key Demographics Hilda Razzaghi, PhD; Mehreen Meghani, MPH; Bradley Crane, MS; et al News & Insight COVID-19 mRNA Vaccine Booster During Pregnancy Increases Maternal and Fetal Antibodies Jennifer Abbasi News & Insight Challenges of Deciding Whether and How to Update COVID-19 Vaccines to Protect Against Variants Rita Rubin, MA News & Insight Baricitinib Is First Approved COVID-19 Immunomodulatory Treatment Rita Rubin, MA News & Insight mRNA COVID-19 Vaccine Booster After Inactivated Vaccine Primary Series Howard D. Larkin JAMA INTERNAL MEDICINE Research Association of Receipt of the Fourth BNT162b2 Dose With Omicron Infection and COVID-19 Hospitalizations Among Residents of Long-term Care Facilities Khitam Muhsen, PhD; Nimrod Maimon, MD; Amiel Yaron Mizrahi, MSc; et al JAMA ONCOLOGY Research Environmental Outcomes Associated With Transition From In-Person to a Virtual Oncology Conference During the COVID-19 Pandemic Katie E. Lichter, MD, MPH; Taylor Drew, BA; Sasha Demeulenaere, BS; et al JAMA HEALTH FORUM News & Insight Despite Access to Federal COVID-19 Funds to Optimize Ventilation, Most Schools Use Lower-Cost Strategies Joan Stephenson, PhD JAMA NETWORK OPEN Research Epidemiology of Myocarditis and Pericarditis Following mRNA Vaccination by Vaccine Product, Schedule, and Interdose Interval Among Adolescents and Adults in Ontario, Canada Sarah A. Buchan, PhD,,; Chi Yon Seo, MSc; Caitlin Johnson, MPH; et al Invited Commentary: Myocarditis or Pericarditis Following mRNA COVID-19 Vaccination; Eric S. Weintraub, MPH; Matthew E. Oster, MD, MPH; Nicola P. Klein, MD, PhD Research Racial and Ethnic Disparities in Postpartum Care in the Greater Boston Area During the COVID-19 Pandemic Tianyue Mi, MS; Peiyin Hung, PhD; Xiaoming Li, PhD; et al Research Assessment of Digital and Community-Based Outreach Interventions to Encourage COVID-19 Vaccination Uptake in an Underserved Community Daniela Diaz, MD; Sharon Chacko, MD; Anne Sperling, MPH; et al Research Letter Assessment of Ethnic Inequities and Subpopulation Estimates in COVID-19 Vaccination in New Zealand Andrew Anglemyer, MPH, PhD,; Corina Grey, MBChB, PhD; Collin Tukuitonga, MPH; et al MOST READ COVID-19 ARTICLES COVID-19 in 2022—The Beginning of the End or the End of the Beginning? The Mystery of Why COVID-19 Rebounds in Some Patients Who Take Paxlovid Sperm Parameters Before and After COVID-19 mRNA Vaccination Neurodevelopmental Outcomes at 1 Year in Infants Following SARS-CoV-2 Exposure in Utero Thromboembolic and Thrombocytopenic Events After 3 COVID-19 Vaccines in 3 Nordic Countries

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