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Bulletin du 23 mars 2023



Mesdames et Messieurs les Doyens, Chers Collègues, Chers Amis,


Le numérique bouleverse nos relations. Dans un temps pas si lointain, il était difficile de se former sans se déplacer, il était difficile de communiquer. Aujourd’hui, chacun est à même de faire une présentation avec les dernières données de la littérature. Chaque semaine, il est possible d’échanger au sein de nos réunions de présentation de dossiers pour une décision la plus appropriée. Il est de notre responsabilité de nous tenir informés et de tenir informés.


Nous allons poursuivre, en vous associant de plus en plus. La communication pour mieux informer est obligatoirement à double sens, au service de tous.


Très cordialement,

Pour le comité éditorial du GRISOF Yves Tremblay, Faculté de Médecine-Université Laval, Québec Etienne Lemarié, Faculté de Médecine de Tours Zouhair Souissi, Faculté de Médecine de Tunis.


Près de 800 destinataires de ce bulletin « Science ouverte en santé » !


Vous êtes les yeux de tous sur votre terrain, Vous avez des faits à raconter, vous voulez échanger avec les collègues, le GRISOF peut devenir votre plateforme.

L’inscription sur notre liste de diffusion est gratuite et ouverte.


Conférences de la rentrée

Toutes les visioconférences sont sur notre chaîne YouTube


Conférences d’actualités du GRISOF


Merci à nos intervenants de ce début d’année

  1. Pr Alain Kiyindou, le 5 janvier : Universalité d'internet, un enjeu pour la communication et le développement.

  2. Prs M Cauli, B Mve Ondo, E Lemarié, le 12 janvier : Science ouverte

  3. Pr Anh Tuan Dinh-Xuan Dinh-Xuan , le 2 février : L’exploration fonctionnelle respiratoire « moderne » du haut de ses 177 ans.

  4. Pr Bruno Giraudeau, le 9 février. Evaluation d'une intervention : lorsque la randomisation de participants ne suffit pas. Les essais randomisés en cluster.

  5. Pr Nafissatou Toure, le 16 février. Cas cliniques depuis Dakar.




23 mars 2023

Les dessous de la signature scientifique en sciences biomédicales : querelles d’auteurs, invisibilisation, justice.

Alex Alexis


Alex Alexis est doctorant en droit à l’Université de Montréal et à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il est également chargé d’enseignement. Il s'intéresse aux renouvellements des enjeux de développement durable et de justice sociale dans le contexte de nos "sociétés numériques". Il a fait des études supérieures en droit, en sociologie et en anthropologie. Il est membre de l'Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (ISJPS), du Centre de la science de la biodiversité du Québec (CSBQ/QCBS) et du Centre for International Sustainable Development Law (CISDL).


Horaire de la conférence d’actualités du 23 mars :

14h heure GMT 10h heure de Montréal, 14h heure de Bamako, Dakar, Conakry, Abidjan, Bouaké, Ouaga 15h heure de Tunis, Alger, Rabat, Kinshasa, Cotonou, Bangui et Libreville 15h heure de Paris

17h à Beyrouth et Damas, 17h à Antananarivo et Majunga 18h à Maurice et la Réunion


30 mars 2023

Révolutionner l'accès aux médicaments dans les pays émergents grâce au digital.

Conférence présentée par Arnaud Pourredon


Meditect est une entreprise sociale qui a pour mission de digitaliser les acteurs de la chaîne de distribution des médicaments. Nous proposons des solutions innovantes en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Cameroun et bientôt dans toute l’Afrique subsaharienne francophone.


Horaire de la conférence d’actualités du 30 mars:

14h heure GMT 10h heure de Montréal, 14h heure de Bamako, Dakar, Conakry, Abidjan, Bouaké, Ouaga 15h heure de Tunis, Alger, Rabat, Kinshasa, Cotonou, Bangui et Libreville 16h heure de Paris (GMT+2) et Damas

17h à Beyrouth 17h à Antananarivo et Majunga 18h à Maurice et la Réunion




20 avril Pr Antoine Flahault Titre à déterminer.


27 avril

Pr J-Ph Chippaux Pratique des essais cliniques en Afrique Directeur de recherche émérite Institut de Recherche pour le Développement / UMR MERIT


Webinaires FéFOG-GRISOF-AUF


La Fédération Francophone d’Obstétrique et de Gynécologie (FéFOG) et le Groupe de Réflexion et d’Information en Science Ouverte Francophone (GRISOF)


Organisent


Un Webinaire « Les pathologies de l’ovaire »


Le Mercredi 22 Mars 2023 entre 14h 30 et 16h 30 Temps Universel

(15 heures 30 à 17 heures 30, heure en France) (10 heures 30 à 12 heures 30, heure au Québec)


L’ovaire est un organe pair essentiel dans la physiologie de la femme, notamment en ce qui concerne l’appareil reproducteur. Son fonctionnement est complexe et nécessite la collaboration de plusieurs autres organes, notamment l’hypothalamus et l’hypophyse. Il a une double fonction : essentiellement la production de gamètes ainsi que la sécrétion d’hormones.

Les troubles de la fonction ovarienne sont divers et variés, ils constituent un motif très fréquent de consultation en Gynécologie.

Au cours de ce wébinaire, d’éminents experts vous parleront tour à tour de la physiologie de l’ovaire, ensuite du syndrome des ovaires polykystiques et enfin de l’insuffisance lutéale.

Lors des discussions, les échanges d’expériences nous permettront de renfoncer nos connaissances et nos compétences dans le management des pathologies de l’ovaire.


Modérateurs

  • Pr Olivier GRAESSLIN, Université de Reims, France

  • Pre Diane FRANCOEUR, Université de Montréal, Canada

  • Pr Etienne LEMARIE, Université de Tours, France

  • Pr Yves TREMBLAY, Université Laval du Québec, Canada

Intervenants :

1. Physiologie de l’ovaire Dr Abdeljaouad BERRANNOUN, Casablanca, Maroc

2. 3. Syndrome des ovaires polykystiques :

actualités sur la physiopathologie ?

un diagnostic pas si simple ?

Dr Geoffroy ROBIN, Faculté de Médecine Henri WAREMBOURG, Lille, France

4. L’insuffisance lutéale dans tous ses états. Pr Cheikh A Tidiane CISSE, Université Cheikh Anta DIOP - Dakar, Sénégal


ID de réunion : 814 2659 7299 - Code secret : 368903

Toutes les conférences sont disponibles sur Youtube


Webinaires « Le modèle démocratique à l’épreuve de l’expérience africaine »

Cycle de conférences 2022-2023

  • Chaire UNESCO d’Étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique - UQAM

  • Chaire de recherche du Canada en Antiquité critique et Modernité émergente - ULaval

  • Centre de recherche sur l’interculturalité et l’interdisciplinarité (CRII) - UOmar Bongo

  • CEIM Cap-Afrique - UQAM

  • Centre de recherche en droit public (CRDP) - UdeM • Observatoire Hygeia - UdeM

À partir d’un nouvel esprit scientifique bachelardien et d’une récente ethnologie des cultures disciplinaires de l’université, aujourd’hui que la collaboration d’un maximum de savoirs différents inhérente au contrôle de l’action est conçue comme une forme d’interculturalité, où en est le dialogue mondial des connaissances autour du projet démocratique? Avec la vigilance qu’impose l’actuel mouvement de décolonisation des épistémologies du Sud (de Sousa Santos, Hountoundji, Mvé Ondo, etc.), ce cycle promeut l’échange mutuellement bénéfique de savoirs et de pratiques endogènes de différentes parties du monde. On y postule des forces différentes, mais potentiellement complémentaires et également utiles dans la quête d’une représentation si ultime du démocratique qu’elle en serait universelle, ahistorique, désincarnée. Au reste, sachant que toute construction conceptuelle ou de connaissance échappe mal à l’ancrage matériel de sa production humaine, l’ethnophilosophie et sa critique de Paulin Hountoudji, demeurent implicitement à l’honneur, en arrière-plan de l’ensemble.


Dans quelle mesure les sommes actuelles de la pensée démocratique se font-elles indûment expressives d’une surreprésentation de l’humanité occidentale ou des trop faciles prétentions d’universalité de ses schèmes? Ou d’une surreprésentation de l’humanité de genre masculin? Quelles leçons peut aujourd’hui offrir l’expérience africaine du démocratique à une humanité qui, même en ces États-Unis où l’on s’en réclame avec ostentation, ne sait toujours pas comment en assurer la pérennité ou le processus ?


Violaine Lemay, CRDP - UdeM, organisatrice invitée


Déroulement :

10 minutes de présentation ou moins pour les animateurs, 40 minutes pour les communications en duos(deux fois vingt minutes), une heure de discussion avec les participants. Dans la deuxième partie de chaque duo, l’intervenant, l’intervenante articule sa propre communication de façon à entrer de quelque façon en dialogue avec la première partie.


Mercredi 15 mars

14h00-16h00 Duo 6 Odome ANGONE, Cheikh Anka Diop et Yolande COHEN, UQAM

La politique africaine à l’ère du numérique : Crise postélectorale gabonaise de 2016 et cybersexisme

Inégalités de genre et migration : Juifs marocains au Canada


Mercredi 12 avril

14h00-16h00 Duo Jean-Louis ROY, historien et Tertius ZONGO, ancien premier ministre du Burkina Faso

Rencontre d’un continent : Nouvelle Afrique

Une épopée du pouvoir au Burkina Faso


  • ID de réunion : 854 0863 4235

  • Code secret : 842630

RAJeC, Réseau Africain des Jeunes Chercheurs

Visioconférence organisée par la section de Côte d'ivoire. Coordonateur du Réseau: Atse Martial


Mercredi 15 Mars, 16h heure de Paris, 15h GMT

Thème : Principes de base de la Rédaction Scientifique

Pr.Olivier Armstrong, expert en pédagogie, membre du GRISOF, responsable des Formations


Entretien avec le Dr Sarah Eyango, Directeur de recherche au Centre Pasteur du Cameroun.

Sarah Eyango répond à deux questions : quels sont vos thèmes actuels de recherche, quelles sont les perspectives ?







Alimentation de l'enfant : Les idées reçues et les réalités scientifiques

La question de l'alimentation de l'enfant est un des sujets les plus conflictuels de la pratique quotidienne. Entre ce que lisent les patientes, la pression d’un ntourage souvent mal informé, et les études médicales qui peuvent donner des informations contradictoires et surtout qui sont bouleversées à l’échelle d’une vie de médecin – je peux vous l’assurer –, il nous a semblé important de vous proposer une formation sur ce thème.

Et pour mesurer l’ampleur et l’importance du sujet, cette émission introductive… pour parcourir quelques points de polémique, d’opposition, de non-dits qui font souvent – hélas – le bonheur des gazettes… mais pas que !

De nombreux professionnels de santé sont persuadés de détenir la réponse sur des sujets pour lesquels des études sérieuses ont déjà tranché… Car il ne faut jamais oublier l’ombre de l’industrie agro-alimentaire, qui n’aime pas trop ce qui peut réduire ce marché mondial immense.

Il est donc important de s'assurer que les informations dont nous disposons proviennent d'experts en nutrition et non d'intérêts commerciaux.

Pour faire le point, un professeur de médecine incontournable : Patrick Tounian, chef du service de nutrition pédiatrique à l'hôpital Trousseau à Paris.

Les enjeux sont de taille : la prévention de l’obésité de l’enfant, désormais au premier rang de la santé publique… et tout simplement une grande part de son futur bonheur physique, pour assurer un bon développement physique et mental de nos enfants.


Invités

Pr Patrick Tounian Chef du service de nutrition pédiatrique à l'hôpital Trousseau (Paris)

Animée par :

Dr Jean-François Lemoine Médecin Journaliste


Comment s’informer sur le niveau de qualité des établissements de santé ?


Le transfert de patients d’un pays à un autre constitue une charge financière considérable à la fois pour les familles et les états. Ce transfert est parfois justifié mais sans reposer sur des bases de qualité. La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de mettre en place Qualiscope, information de référence sur le niveau de qualité des hôpitaux et des cliniques.

Ce genre de site très utile existe certainement dans d’autres pays. Merci de nous le faire savoir, avec les coordonnées.


Structurer la recherche clinique

Vous avez été nombreux à suivre la conférence de Bruneau Giraudeau, le 9 février dernier. Bruneau Giraudeau organise une formation susceptible de vous intéresser : une licence professionnelle data-manager clinique.




SCIENCE OUVERTE ET LIBRE ACCES



Revues et intégrité. Hervé Maisonneuve Tout est passionnant dans le bulletin d’Hervé Maisonneuve. Nous avons la chance de l’avoir dans le comité éditorial du GRISOF.


Comme d’habitude, tout est passionnant et à lire en détail.

Du point de vue formation, ne pas manquer le guide du thésard en médecine : présentation des 16 modules de 4 minutes réalisés par Hervé Maisonneuve, pour aider les internes en médecine lorsqu’ils doivent préparer leur thèse. Chaque vidéo sera mise en ligne avec un billet sur ce blog pour la présenter. Avec chaque vidéo, un document pdf de 4 à 8 pages sera téléchargeable avec exemples et références.

La définition de la thèse est la même que celle d’un article de recherche : En réponse à une question, c’est la présentation de résultats originaux, pour la première fois, à ses pairs, dans un format qui permet de comprendre et de (refaire) le travail.


Evitez le piège des revues prédatrices !

Qu’est-ce qu’une revue prédatrice ?

« Les revues et les éditeurs prédateurs sont des entités qui privilégient l’intérêt personnel au détriment de l’érudition et se caractérisent par des informations fausses ou trompeuses, un écart par rapport aux bonnes pratiques rédactionnelles et de publication, un manque de transparence et/ou le recours à des pratiques de sollicitation agressives et sans discernement ». Définition issue de Beall J. Predatory publishers are corrupting open access. Nature 2012; 489: 179.


Sont-elles nombreuses?

A côté des 10 000 revues indexées, on estime qu’il existe 30 000 revues prédatrices.

Elles sont impulsées par le célèbre adage « Publish or perish ».


Quelles sont leurs caractéristiques ?

Publication rapide ; auteur-payeur ; absence de précision sur l’éditeur ; peu ou pas d’examen par les pairs.

Articles non référencés ; faiblesses méthodologiques ou fraudes (falsification de données, plagiat).


Comment éviter de soumettre vos articles à une revue prédatrice ?

Vérifiez si la revue figure dans la liste Stop Predatory Journals


Pour en savoir plus, consultez documents et vidéos sur le site de Grisof

May Gerges Harfouche Samaha, Hervé Maisonneuve, Etienne Lemarié, Yves Tremblay


Le programme « Think, Check, Submit"

a été lancé pour « aider les chercheurs à identifier des revues fiables pour leurs recherches » (1). Il a été produit avec le soutien de plusieurs organisations scientifiques (COPE, DOAJ, Association of European Research Libraries) et d'éditeurs légitimes (BioMed Central, Springer, Nature). Il est disponible en langue française.


L’outil Compass de l’Université de Liège, est régulièrement mis à jour (2).

  1. Think Check Submit. Identifiez les éditeurs de confiance pour votre recherche. .

  2. ULiege Library. Compass to publish [Internet].


FORMATION PEDAGOGIQUE


Les séminaires récents animés par Olivier Armstrong

  1. Septembre 2022 Lubumbashi, R. D.Congo : présentation à distance de deux communications aux journées scientifiques

  2. Octobre 2022 Congrès Science Ouverte de Cotonou : "Présentation du GRISOF", invité par l'IRD

  3. Décembre 2022 Séminaire à Hanoï, Vietnam

Les 11 formations proposées par le GRISOF

  1. Aide à un projet de recherche

  2. Formation à la rédaction médicale, scientifique

  3. Formation à l’expression scientifique (orale et affichée)

  4. Lutte contre la fraude, le plagiat, les revues prédatrices

  5. Aide à la préparation de thèses scientifiques

  6. Bases pédagogiques en matière scientifique

  7. Management, aide à la structuration, des revues pour «experts”

  8. Intégrité scientifique

  9. Formation des bibliothécaires, spécialistes en TIC

  10. Aide à la recherche bibliographique

  11. Formation à la gestion bibliographique avec ZOTERO.


L’intelligence artificielle fait beaucoup parler

ChatGPT soumis à une épreuve de cardiologie des ECN?


ChatGPT a réponse à tout ou presque. Mais le nouvel agent conversationnel développé par Open AI réussirait-il à devenir médecin ? Le modèle de langage a récemment passé avec succès les examens de l’USMLE proposés aux aspirants médecins aux Etats-Unis. En serait-il de même en France ?


Medscape édition française a soumis à ChatGPT un dossier clinique progressif de cardiologie issu des épreuves classantes nationales informatisées de juin 2021 (DP4 dans ces annales).

Le Pr Gabriel Steg, cardiologue à l’Hôpital Bichat-Claude Bernard, Université Paris-Diderot, nous livre ses impressions sur la copie de ce candidat si particulier et les perspectives que pourrait ouvrir l’IA dans sa spécialité.


L’analyse du Pr Steg Le score relativement faible obtenu par ChatGPT est à nuancer car certaines questions peuvent être jugées ambiguës ou critiquables et il est déjà impressionnant que ChatGPT soit en mesure de discuter les réponses aux différentes questions du dossier et de les argumenter, à fortiori si on considère qu’il y a au moins 4 bonnes réponses et si on prend en compte que les évolutions attendues dans un avenir proche vont considérablement améliorer la performance de ce type d’IA et que ChatGPT a la faculté d’apprendre des manuels rapidement et de façon complète. Faire lire les ouvrages de référence en cardiologie va rapidement transformer les performances de ce type d’IA, non seulement sur des pathologies relativement simples comme l’infarctus du myocarde mais encore plus sur des pathologies plus complexes. On peut s’attendre à ce que dans les années à venir, les nouvelles générations d’IA fassent bien mieux que les étudiants en médecine… A nous de nous organiser pour utiliser ce qui doit être vu comme un outil bien plus qu’un concurrent


Comment l’IA révolutionne déjà la médecine

ChatGPT est capable de répondre de manière structurée aux questions d’utilisateurs, le nouvel agent conversationnel lancé en novembre 2022 par l’entreprise américaine OpenAI et dans lequel a massivement investi Microsoft, a bousculé jusqu’au monde de la santé.

Le chatbot a échoué de peu aux épreuves écrites de l’examen de médecine américain (USMLE) mais a impressionné les observateurs. Dans un récent article publié dans la revue américaine Stat, des chercheurs de la Harvard Medical School ont testé l’agent conversationnel en lui soumettant 45 cas cliniques pour lesquels il devait établir un diagnostic. Tandis que des « vérificateurs de symptômes » n’avaient fourni le bon diagnostic que dans 51 % des cas, ChatGPT a obtenu 87 % de bonnes réponses, légèrement mieux que les médecins témoins (84 %). Même s’ils reconnaissent que le faible nombre de cas cliniques exposés peut constituer un biais, les auteurs concluent que « les performances de ChatGPT sont une étape critique dans le développement des outils d'IA ».


Les chatbots, de futurs assistants ?

Ces dernières années, les robots conversationnels exploitant des technologies d’IA moins avancées que ChatGPT ont gagné du terrain. Ils sont utilisés pour automatiser des tâches simples, favoriser l’observance thérapeutique, ou effectuer le suivi des patients à domicile. En France, la société Wefight s’est par exemple spécialisée dans des assistants virtuels, baptisés Vik, destinés à informer les patients sur une vingtaine de pathologies. Memoquest, le chatbot de Calmedica, assure quant à lui un suivi automatisé des patients à domicile en pré- et post-opération.


Dans la lignée de ChatGPT, Google a lancé Bard, et il travaille avec DeepMind au développement de Med-PaLM, un outil open source conçu pour répondre aux questions des professionnels de santé ou des patients.


Nous avons lu pour vous


After 2 years of the COVID-19 pandemic, translating One Health into action is urgent

The lancet One health, Volume 401, Numéro 10378, P789-794, 04 Mars 2023

Le monde fait face aux conséquences sanitaires, sociétales et économiques de plus de deux ans de pandémie de COVID-19. Des maladies émergentes causées par de nouveaux agents pathogènes, ou des maladies infectieuses ré-émergentes, apparaissent régulièrement et leur fréquence augmente. Plusieurs travaux de recherche ont montré que le coût de la prévention d'une maladie infectieuse est bien inférieur au coût de sa prise en charge, en particulier au niveau mondial. Pour améliorer la prévention des pandémies, il faut modifier le cadre des soins de santé, ce qui nécessitera une compréhension globale de l'émergence des maladies et une approche intégrée "Une seule santé".

Les facteurs environnementaux, sociaux, économiques, éthiques et politiques qui caractérisent un écosystème social et influencent l'émergence de zoonoses doivent être pris en compte pour contrôler ces émergences.


Le COVID-19 a mis en évidence le décalage entre la promotion gouvernementale de l'approche "Une seule santé" dans les arènes internationales (par exemple, les conférences politiques) et la réalité en dehors des espaces gouvernementaux - avec l'absence d'un système de surveillance "Une seule santé" efficace et complet qui aurait pu être mis en place dès le début de la pandémie. En tant que membres du Conseil scientifique français du COVID-19 nommé en mars 2020 pour soutenir les efforts gouvernementaux dans la gestion de la pandémie du COVID-19, nous avons dû faire face à cette réalité négative. Sur la base de notre expérience, nous proposons une feuille de route ambitieuse pour prévenir et atténuer les futures crises pandémiques, y compris la mise en œuvre concrète d'activités et de processus intersectoriels. Notre stratégie nécessitera une nouvelle vision mondiale de l'initiative "Une seule santé", qui comprendra des initiatives nationales et internationales ambitieuses, ainsi que l'éducation et la formation à l'initiative "Une seule santé".


Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)




Dès l'embryon, des facteurs de risque influencent la santé pulmonaire à l'âge adulte

European Respiratory Journal 2023 61: 2001316; DOI: 10.1183/13993003.01316-2020


Les auteurs ont identifié plusieurs facteurs de l'enfance qui sont les plus étroitement liés à un surrisque de mauvaise santé pulmonaire : indice de masse corporelle (IMC) maternel élevé, faible poids à la naissance, santé métabolique dans la petite enfance. Le développement pulmonaire commence au stade embryonnaire et se poursuit jusqu'à atteindre un plateau physiologique entre 20 et 25 ans. De nombreuses études ont établi des liens plus ou moins forts avec différents facteurs dans l'enfance susceptibles d'interférer avec la santé respiratoire du futur adulte, mais sans permettre une vision d'ensemble.

Pour tenter d'isoler les facteurs de risque les plus importants, les chercheurs ont étudié les données de 7 545 enfants (dont 51 % de filles) de l'essai longitudinal britannique Avon incluant aussi les parents (Alspac). Cette cohorte comprend 14 541 femmes qui étaient enceintes en 1991 et/ou 1992.


Quatre facteurs particulièrement associés. Ils ont mesuré régulièrement (à 8, 15 et 24 ans) la capacité vitale forcée et le volume expiratoire forcé en une seconde. Parmi les 33 facteurs envisagés (qui allaient du régime alimentaire maternel aux infections pendant l'enfance), quatre étaient fortement associés à un surrisque de mauvaise santé respiratoire : un IMC maternel élevé lors de la grossesse, un faible poids à la naissance, une masse grasse anormalement élevée au cours de l'adolescence ainsi que des symptômes précoces d'asthme.


« Notre étude montre que les facteurs périnataux et de la petite enfance ont davantage d'influence que les facteurs d'ordre démographique ou qui surviennent au cours de l'adolescence, analysent les auteurs. Mais dans l'ensemble toutes les influences restent modestes : aucun facteur n'est associé à une variation de la fonction pulmonaire moyenne supérieure à 7,7 % à l'âge de 24 ans. »


Ubuntu, panafricanisme, afrotopie… 9 concepts philosophiques « made in Africa »

 

De quoi débattent aujourd’hui les penseurs africains ? Entrée en matière avec ces notions particulièrement d’actualité.

Le Nouvel Observateur : Par Xavier de La Porte, Rémi Noyon et Julie Clarini, Publié le 12 février 2023

Nelson Mandela et Desmond Tutu, deux grandes figures de la pensée « ubuntu », ici en 1990.


La pluralité sémantique d’« ubuntu » porte et explique sa diffusion au-delà des cercles philosophiques. Pour en déplier le sens exact, les commentateurs jouent sur le cogito cartésien dont il serait une alternative : « Je suis car tu es » ou encore « nous sommes donc je suis ». Sa racine est présente dans la plupart des langues bantoues et il nourrit de nombreuses sentences témoignant que le statut de personne dépend de la relation aux autres. On ne naît pas humain, on le devient sous le regard des autres et en s’éveillant à eux....




Le Canada doit contrer le déclin du français en sciences


Jean-François Gaudreault-DesBiens, Vincent Larivière Vice-recteur, planification et communication stratégiques, Université de Montréal, Vice-recteur associé, planification et communication stratégiques, Université de Montréal

Alors que les parlementaires canadiens se penchent sur l’actualisation de la Loi sur les langues officielles, La Presse nous apprend depuis quelque temps que des écueils surviennent à répétition durant ces travaux. Nous pensons qu’il s’agit d’un moment approprié pour rappeler le rôle du gouvernement canadien dans la promotion du français en sciences.

Entre 1995 et 2019, le pourcentage d’articles savants publiés en anglais est passé de 64 % à plus de 90 % à l’échelle mondiale. Le français a, quant à lui, régressé d’un peu moins de 10 % à 1 %.

La tendance est la même au Canada. Ainsi, le pourcentage d’articles en anglais dans les sciences médicales et naturelles s’y élève maintenant à près de 100 %. En sciences sociales et humaines, ce pourcentage baisse légèrement, oscillant entre 95 % et 90 %. Au Québec, la situation aussi est inquiétante : 70 % des articles récents en sciences sociales étaient en anglais, comparativement à 30 % dans les arts et humanités. Le déclin en sciences sociales est impressionnant, car les articles en anglais y représentaient moins de 50 % en 1980.

Plusieurs conséquences découlent de ce déclin du français et de son capital symbolique.

Une première est l’inégalité dans l’accès aux connaissances pour les communautés francophones canadiennes. L’offre de documents savants en français pour les chercheurs, étudiants, praticiens et membres du public est bien moindre que celle en anglais.

Une deuxième est l’inégalité d’accès à la publication savante pour les chercheurs francophones et la pénalité associée à la publication en français, exacerbée par l’occultation systémique de cette littérature par les auteurs anglo-canadiens, que ce soit en raison de leur faible littératie en français ou de leur intériorisation du postulat de la moindre pertinence de cette littérature.

Une troisième concerne l’infériorisation des objets de recherche associés au français et de la diffusion en français. Pour voir leurs articles acceptés dans des revues anglophones, les francophones, particulièrement dans les sciences sociales et humaines, doivent souvent travailler sur des objets vus comme davantage « internationaux », plutôt que sur d’autres concernant les communautés où ils évoluent.

Plus généralement, la langue de publication des articles influe sur les rangs des universités dans les classements internationaux, lesquels sont largement basés sur les publications faites dans des revues internationales anglophones.

Éminemment critiquables, ces classements, qui offrent toutefois aux universités une vitrine internationale, cristallisent une perception de leur importance relative. Ainsi, une quatrième conséquence est celle d’une dévalorisation des universités francophones, puisqu’une part moins importante de leur production savante est prise en compte dans l’établissement de leur rang.

Enfin, la communauté scientifique canadienne est dans une position particulière par rapport à d’autres communautés multilingues. Si le passage à l’anglais dans la communauté scientifique s’observe dans d’autres pays multilingues tels la Belgique ou la Suisse, l’anglais n’y est pas l’une des langues officielles, de sorte que ce passage est moins susceptible de modifier l’équilibre linguistique du pays. En revanche, au Canada, l’anglais n’est pas une langue « neutre » : sa croissance en science contribue à une dynamique plus globale de déclin du français dans un écosystème national anglonormatif. La cinquième conséquence se rapporte donc à l’asymétrie fondamentale du rapport de forces entre les deux langues officielles du Canada, qui se trouve en quelque sorte naturalisée et dépolitisée à la faveur d’un contexte scientifique international lui servant d’adjuvant.

Les parlementaires qui réfléchissent présentement aux manières d’actualiser la Loi sur les langues officielles devraient avoir pour objectif que le gouvernement du Canada et les organismes subventionnaires fédéraux assument réellement la responsabilité, dans un pays qui se veut officiellement bilingue, de contrer cette dynamique délétère. Le gouvernement fédéral peut ainsi travailler à réduire les biais linguistiques associés actuellement à la recherche en français en donnant plus d’importance aux projets présentés dans les concours d’attribution de subventions plutôt qu’à l’expérience des candidats, en s’assurant que les demandes en français puissent être évaluées dans cette langue, en traitant les demandes de visas d’étudiants francophones de façon équitable, en investissant dans la traduction des contenus scientifiques et en favorisant la découvrabilité des contenus scientifiques en français.

Le gouvernement canadien doit surtout agir de concert avec le gouvernement du Québec, ainsi qu’avec tous les acteurs publics et privés concernés, pour contrer le déclin d’une grande langue nationale et internationale : il en va de l’égalité concrète entre l’anglais et le français au Canada. L’Université de Montréal soutiendra avec enthousiasme les initiatives visant à fédérer les énergies en ce sens.


LECTURES


La pratique des essais cliniques en Afrique.


Les essais cliniques constituent une procédure décisive pour l'enregistrement d'un médicament avant sa commercialisation. Cette expérimentation, indispensable, est destinée à confirmer chez l'homme l'innocuité et l'efficacité d'un médicament avant son utilisation. Le développement des essais cliniques en Afrique favoriserait, par ailleurs, une exploitation de la pharmacopée traditionnelle dans des conditions rigoureuses. Cet ouvrage décrit chacune des étapes de l'essai clinique, de la préparation jusqu'à l'interprétation des résultats, en soulignant les difficultés et pièges particuliers aux pays en développement, notamment en Afrique.

Les coutumes et usages influent également sur la réalisation pratique des essais cliniques, ce qui impose de nombreuses adaptations méthodologiques. Ce manuel s'adresse aux professionnels de santé, aux promoteurs et aux responsables administratifs et politiques des pays africains appelés à se mobiliser pour que ce continent accède à une véritable indépendance sanitaire.


Ce livre de Jean-Philippe Chippaux est destiné à l'Afrique francophone, principalement subsaharienne.




Ressources Bibliographiques


JAMA

News & Insight

Emily Harris

News & Insight

Rita Rubin, MA

News & Insight

Melissa Suran, PhD, MSJ

News & Insight

Emily Harris

News & Insight

Emily Harris


JAMA INTERNAL MEDICINE

Clinical Review & Education

Richard Pham, MD; Takahiro Tsushima, MD; Jayakumar Sahadevan, MD


JAMA PEDIATRICS

Research

Qingxiao Li, PhD; Shuoli Zhao, PhD; Metin Çakır, PhD; et al


JAMA NETWORK OPEN

Research

Eun Jung Jang, MS; Young June Choe, MD; Ryu Kyung Kim, MS; et al

Research

Madeleine W. Sumner, AB; Jianling Xie, MD, MPH; Roger Zemek, MD; et al

Research

Xerxes Seposo, MPH, PhD; Aden Kay Celis-Seposo, MD, MTM; Kayo Ueda, MD, PhD

Research

Jonathan Jay, DrPH, JD; Rachel Martin, BS; Manish Patel, BS; et al

Research

Lucinda B. Leung, MD, PhD, MPH; Caroline Yoo, MPH; Karen Chu, MS; et al

Research

Andrea Gurmankin Levy, PhD, MBE; Alistair Thorpe, PhD; Laura D. Scherer, PhD; et al


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