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Bulletin du 20 février 2023

Dernière mise à jour : 23 mars 2023



Mesdames et Messieurs les Doyens, Chers Collègues, Chers Amis,


Vous qui nous lisez mensuellement et qui êtes au fait de l’actualité scientifique, la science ouverte est devenue réalité quotidienne depuis 2020. Elle a impacté fortement les sciences biomédicales et elle est au cœur des préoccupations de plusieurs, dans sa mise en route qui doit être en accord avec le principe « FAIR » ; pour, Faciles à trouver, Accessibles, Interopérables et Réutilisables. Tous les partenaires, y compris les facultés de médecine d’expression française emboîtent le pas. L’exécution « terrain » de la science ouverte interpelle tout le monde et certes vous les doyens, qui demeurez les courroies de transmission pour vos professeurs-chercheurs, enseignants, cliniciens, bibliothécaires. À cette fin, le GRISOF, votre GRISOF met à votre disposition toutes une série de formation (11 formations sous divers thèmes) pour aider les membres de vos facultés et les étudiants à améliorer leurs performances.


Parmi les principaux utilisateurs de nos formations, Madagascar a été très actif et a organisé plusieurs actions pédagogiques pour leurs facultés de médecine, non seulement à la capitale Antananarivo, mais aussi dans plusieurs facultés en province, en travaillant avec nos formateurs, principalement le professeur Olivier Armstrong. L'intérêt de ces formations n’est plus à démontrer. Cela a permis aux participants d’améliorer leur curriculum vitae dans l’optique des avancements, concours (maîtres assistants, agrégation..), mais aussi de mieux performer dans plusieurs autres secteurs notamment la rédaction de textes scientifiques.


Arrêté par la pandémie Covid-19, avec la réouverture des frontières, l’intérêt revient et nous invitons tous les Présidents d’Universités, Doyens, Directeurs d’établissements à prendre connaissance des formations offertes qui sont décrites sur note site « GRISOF.org » et à contacter le professeur Olivier Armstrong pour des plus amples informations.

Très cordialement,

Pour le comité éditorial du GRISOF Yves Tremblay, Faculté de Médecine-Université Laval, Québec Etienne Lemarié, Faculté de Médecine de Tours Zouhair Souissi, Faculté de Médecine de Tunis.



Toujours dans l'actualité en vogue en ces derniers moments : l'intelligence artificielle,


Nous vous proposons cette introduction vidéo par Celeste un avatar animé développé par cette solution d'intelligence artificielle permettant de lire votre texte avec une parfaite synchronisation de la voix générée et du mouvement des lèvres



Près de 800 destinataires de ce bulletin « Science ouverte en santé » !


Vous êtes les yeux de tous sur votre terrain, Vous avez des faits à raconter, vous voulez échanger avec les collègues, le GRISOF peut devenir votre plateforme.

L’inscription sur notre liste de diffusion est gratuite et ouverte.



Conférences d’actualités du GRISOF


Merci à nos intervenants de ce début d’année

  1. Pr Alain Kiyindou, le 5 janvier : Universalité d'internet, un enjeu pour la communication et le développement.

  2. Pr M Cauli, B Mve Ondo, E Lemarié, le 12 janvier : science ouverte

  3. Pr Anh Tuan Dinh-Xuan DINH-XUAN, le 2 février : L’exploration fonctionnelle respiratoire « moderne » du haut de ses 177 ans.

  4. Pr Bruno Giraudeau, le 9 février Evaluation d'une intervention : lorsque la randomisation de participants ne suffit pas. Les essais randomisés en cluster.




16 février 2023

Cas cliniques depuis Dakar. Séance organisée par le Pr Nafissatou Toure

Service de Pneumo-phtisiologie. Hopital Fann, Dakar, Sénégal


Horaire des conférences d’actualités jusqu’au 12 mars:

14h heure GMT

09h heure de Montréal,

14h heure de Bamako, Dakar, Conakry, Abidjan, Bouaké, Ouaga

15h heure de Tunis, Alger, Rabat, Kinshasa, Cotonou, Bangui et Libreville

15h heure de Paris

16h à Beyrouth et Damas,

17h à Antananarivo et Majunga

18h à Maurice et la Réunion


23 mars 2023

Les dessous de la signature scientifique en sciences biomédicales : querelles d’auteurs, invisibilisation, justice.

Alex Alexis


Alex Alexis est doctorant en droit à l’Université de Montréal et à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il est également chargé d’enseignement. Il s'intéresse aux renouvellements des enjeux de développement durable et de justice sociale dans le contexte de nos "sociétés numériques". Il a fait des études supérieures en droit, en sociologie et en anthropologie. Il est membre de l'Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (ISJPS), du Centre de la science de la biodiversité du Québec (CSBQ/QCBS) et du Centre for International Sustainable Development Law (CISDL).


30 mars 2023

Révolutionner l'accès aux médicaments dans les pays émergents grâce au digital.

Conférence présentée par Arnaud Pourredon




Webinaires FéFOG-GRISOF-AUF


Mercredi 22 Février 2023

Hémorragies du post-partum

  1. Comprendre, organiser, manager : clés de l’efficacité de la prise en charge de l’hémorragie du post-partum. Dr Mathieu MAKOSSO, Centre Hospitalier de BAGNOLS SUR CEZE, France

  2. Hémorragie du post partum : aide de l’échographie dans la prise en charge. Dr Imad Abou Jaoude, hôpital Abou Jaoudé, Liban

  3. Prise en charge de l'hémorragie du post-partum : place de l'acide tranexamique. Dr Marie Edouard Faye Dieme, Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, Sénégal

  4. Hémorragies du post-partum : expérience récente du Québec. Prs Sandrine Wavrant et Ann Audrey Labrecque, Hôpital Sainte Justine, Montréal Canada


ID de réunion : 860 5907 8198 - Code secret : 667390

Toutes les conférences sont disponibles sur Youtube


Webinaires « Le modèle démocratique à l’épreuve de l’expérience africaine »

Cycle de conférences 2022-2023

  • Chaire UNESCO d’Étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique - UQAM

  • Chaire de recherche du Canada en Antiquité critique et Modernité émergente - ULaval

  • Centre de recherche sur l’interculturalité et l’interdisciplinarité (CRII) - UOmar Bongo

  • CEIM Cap-Afrique - UQAM

  • Centre de recherche en droit public (CRDP) - UdeM • Observatoire Hygeia - UdeM


Mercredi 15 mars

14h00-16h00 Duo 6 Odome ANGONE, Cheikh Anka Diop et Yolande COHEN, UQAM

La politique africaine à l’ère du numérique : Crise postélectorale gabonaise de 2016 et cybersexisme

Inégalités de genre et migration : Juifs marocains au Canada


Mercredi 12 avril

14h00-16h00 Duo Jean-Louis ROY, historien et Tertius ZONGO, ancien premier ministre du Burkina Faso

Rencontre d’un continent : Nouvelle Afrique

Une épopée du pouvoir au Burkina Faso


  • ID de réunion : 854 0863 4235

  • Code secret : 842630

Tremblement de terre en Turquie et en Syrie


Tout notre soutien aux populations de Turquie et de Syrie. Les personnels de santé sont débordés. Merci à nos collègues partis les soutenir et venir en aide.

Voici les chiffres du désastre, publiés par l’OMS, en date du 15 février







Covid-19 : les rappels bivalents à ARNm permettent de réduire de moitié le risque


Deux études américaines, réalisées en vie réelle, entre septembre et décembre 2022, période de circulation des nouveaux variants omicrons, font état d’une meilleure protection des vaccin actualisés bivalent à ARNm contre les infections symptomatiques et les formes graves de la Covid-19, par rapport au rappel avec un vaccin monovalent initial.


Alors que des doutes se sont fait jour ces derniers temps sur la pertinence des vaccins à ARNm bivalents pour le rappel vaccinal contre la Covid-19, 2 de nouvelles études viennent conforter cette stratégie.

  1. La première étude, menée par des chercheurs des US Centers for Disease Control and Prevention, et rapportée par CNN, montrent comment les rappels actualisés bivalents améliorent la protection contre les infections en vie réelle au fur et à mesure de l'évolution du virus.

  2. La deuxième étude, également en vie réelle montre, qu’au-delà des infections symptomatiques, les vaccins à ARNm bivalents font mieux que les vaccins monovalents pour réduire le risque d’infection et de décès. Les données montrent que les boosters continuent à offrir une protection substantielle contre les variants de plus en plus contagieux,

Meilleure efficacité chez les jeunes adultes

Les résultats de l'étude montrent également que les rappels actualisés seraient plus efficaces chez les jeunes adultes. Pour les adultes âgés de 18 à 49 ans, les rappels réduiraient de 52% la probabilité de contracter une infection symptomatique causée par le sous-variant BA.5 et de 49% la probabilité de contracter une infection causée par XBB ou XBB.1.5.

Pour les adultes de 50 à 64 ans, les nouveaux rappels réduiraient le risque de contracter une infection causée par la Covid-19 de 43% pour les sous-variants BA.5 et de 40% pour les XBB. Pour les personnes de 65 ans et plus, les rappels réduiraient la probabilité d'une infection accompagnée de symptômes de 37% et 43% pour les sous-variants BA.5 et XBB, respectivement.

Les auteurs de l'étude précisent qu'il ne s'agit que d'estimations de l'efficacité des vaccins contre une infection symptomatique et pensent que le niveau de protection de ces rappels bivalents contre des formes plus graves de la Covid-19 comme les hospitalisations et les décès sont sans doute meilleures.


Meilleure protection contre les formes graves

Une autre étude publiée sous la forme d'une lettre dans le New England Journal of Medicine répond précisément à ces suppositions en donnant les résultats d'une vaste étude de cohorte américaine sur l'efficacité de ces deux vaccins bivalents à ARNm contre une forme grave d’infection par les sous-variant omicron BA.4.6, BA.5, BQ.1 et BQ.1.1.

Chez tous les participants âgés de 12 ans ou plus, l'efficacité du rappel vaccinal contre les formes graves de la Covid-19 ayant entraîné une hospitalisation du 15e au 99e jour après l'administration d'une dose de rappel monovalente serait de 25,2% (IC à 95%, -0,2 à 44,2), et l'efficacité correspondante d’une dose de rappel bivalente serait de 58,7% (IC à 95%, 43,7 à 69,8).

L'efficacité du vaccin bivalent contre les infections graves entraînant une hospitalisation ou un décès serait de 24,9% (IC à 95%, 1,4 à 42,8) pour une dose de rappel monovalente et de 61,8% (IC à 95%, 48,2 à 71,8) pour une dose de rappel bivalente.

Les vaccins de rappel bivalents à ARNm, dont les montrent qu’ils sont équivalents, apportent donc une protection supplémentaire substantielle contre formes graves d’une infection avec les derniers sous-variants omicron chez les personnes qui avaient déjà été vaccinées ou infectées. Bien que l'efficacité semble avoir diminué avec le temps, l'efficacité des rappels bivalents à ARNm semble supérieure à celle des rappels monovalents avec les vaccins à ARNm initiaux


Vaccins, tests rapides, oxygénation... Le Covid, un tournant dans les progrès de la médecine


Paru dans l’Express du 5 janvier 2023.


Au-delà des vaccins à ARN messager, la pandémie a donné un coup d'accélérateur à différentes technologies. Des avancées qui modifient les pratiques médicales dans de nombreux domaines.


A bien des égards, ils resteront un miracle dans la cour de cette épidémie mondiale du Covid-19. Les vaccins à ARN messager ont été conçus, testés, fabriqués et mis sur le marché à une vitesse inédite. Petit retour chronologique en cinq temps : décembre 2019, premiers cas de Sars-CoV-2 détectés à Wuhan (Chine) ; fin janvier 2020, la firme Moderna met quatre jours pour fabriquer son vaccin ; courant mars, premiers essais sur l’homme ; décembre 2020, démarrage de la campagne de vaccination en France ; décembre 2022, 140 millions de doses livrées dans l’Hexagone, 90 % des adultes vaccinés. "La crise a fait faire un saut technologique à la vaccination", note l’infectiologue Anne-Claude Crémieux dans son livre Les citoyens ont le droit de savoir (Fayard). Demain, les vaccins à ARN messager pourraient révolutionner le traitement d’autres maladies infectieuses (VIH, paludisme), voire aider à vaincre le cancer. Mais la pandémie a aussi permis de faire progresser la médecine dans de nombreux autres domaines…


Les eaux usées pour mieux surveiller les microbes

Eté 2020. Les "rassuristes" répètent en boucle que la pandémie est finie. Pourtant, une poignée de virologues sait déjà qu’il n’en est rien. "Le virus, excrété par les selles des personnes infectées, était réapparu dès la fin de juin dans les eaux usées, mais nos alertes sont restées lettre morte", se souvient Vincent Maréchal, cofondateur du projet Obépine (Observatoire épidémiologique dans les eaux usées). La deuxième vague donnera raison à son équipe, et confirmera l’intérêt de scruter les égouts pour suivre, voire anticiper, l’évolution de l’épidémie. Obépine suivra jusqu'à 200 stations. L’idée n’est pas nouvelle : depuis les années 1930, les stations d’épuration servent de vigiles pour la poliomyélite. Par la suite, l'eau des égouts sera utilisée pour suivre la consommation d'antibiotiques, de pilule contraceptive, ou de drogues. "Mais c’est vraiment le Covid qui a donné un coup d’accélérateur à cette technique", souligne Vincent Maréchal. L’Union européenne recommande désormais à tous les Etats membres de déployer cet outil de surveillance. En France, le projet a été transféré en avril 2022 aux ministères de la Santé et de l’Environnement, sous le nom de SUM'eau. Depuis août, l'administration suit 12 stations d'épuration (une dans chaque grande région sauf en Corse). "Le dispositif a vocation à monter en puissance à partir de la fin du premier trimestre 2023, avec un nombre de sites plus important", assure la Direction générale de la Santé.

De leur côté, les scientifiques d’Obépine se sont lancé un nouveau défi : créer une plateforme de recherche pour lutter contre les maladies infectieuses émergentes. Pour cela, ils vont suivre les virus courants sous nos latitudes (grippe, VRS…) et construire des modèles mathématiques en croisant les données épidémiologiques et les signaux issus des stations d’épuration. Ces travaux seront ensuite appliqués à la surveillance des élevages (grippe aviaire ou porcine), et surtout à une veille préventive face à de nouvelles menaces (dengue, virus de la polio dérivé de vaccins, mpox, zika…). "Nous développons et validons aussi des outils d’échantillonnage adaptés aux pays dépourvus de réseaux d’assainissement, car l'épidémiologie issues des eaux usées s'avère très efficace et peu chère", annonce Vincent Maréchal. Cette technique n’a pas fini de faire parler d’elle.


En réanimation, la révolution de l’oxygénation à haut débit

Dans les services de réanimation et de soins intensifs aussi le Covid-19 a fait bouger les lignes, avec la généralisation de l’oxygénothérapie à haut débit. Pour les patients souffrant d’insuffisance respiratoire aiguë, ce mode d’administration de l’oxygène, qui permet de distribuer jusqu’à 100 litres du précieux gaz par minute au patient (quand le bas débit représente 2 à 10 litres par minute) a marqué un véritable tournant dans la prise en charge des malades. "En réanimation c’est une modification marquante de nos modes de fonctionnement", constate le Pr Djillali Annane, chef du service de réanimation à l’hôpital Raymond-Poincaré (AP-HP) de Garches.

Le tournant s’est produit au début de la crise du Covid-19, quand les équipes des services de réanimation, faisant face à une pénurie de respirateurs artificiels, se sont tournées vers ces distributeurs d’oxygène jusqu’alors peu utilisés. "Cela a amené incidemment à la généralisation de l’oxygénothérapie à haut débit, qui s’est avérée très efficace. Et aujourd’hui, c’est devenu une routine dans les services de réanimation", explique le Pr. Annane. En évitant un recours à une intubation invasive et dangereuse pour le patient - en raison notamment des risques d’infection et du placement sous anesthésie générale - ce mode d’administration de l’oxygène a permis de faire baisser la mortalité dans les services de soins intensifs, assure le médecin.

Depuis, cette pratique n’est plus réservée aux seuls patients Covid, mais a également été étendue aux autres pathologies qui nécessitaient d’ordinaire un placement sous ventilation artificielle. "On peut vraiment dire qu’il y a eu un avant et un après", souligne Djillali Annane.


Le séquençage des virus, clef pour comprendre leur évolution

Il y a encore trois ans, le séquençage génétique des virus et son analyse - qui porte le nom de phylogénétique - étaient des disciplines inconnues du grand public. Aujourd’hui, tout le monde a entendu parler des variants du Sars-CoV-2. Nombreux sont ceux, aussi, à avoir vu les fameux "arbres généalogiques", qui montrent comment le virus a muté depuis fin 2019, de la souche originale de Wuhan aux variants Alpha, Delta jusqu’à Omicron et ses sous-variants.

Et, si ces disciplines restent pointues, beaucoup savent désormais qu’elles nous ont aidés à lutter contre le Covid. C’est grâce à elles que l’enquête sur l’origine du virus - toujours en cours - est possible, que nous savons quand et où un nouveau variant se propage et que les chercheurs peuvent proposer des modélisations précises de l’épidémie. "Nous avons été frappés de constater l’intérêt du grand public pour nos travaux et d’être appelé par des médias pour les vulgariser. Cela a été très motivant pour tout notre champ", témoigne Samuel Alizon, l’un des principaux experts français en phylodynamie, directeur de recherche au CNRS, chargé de l’équipe Ecologie et évolution de la santé au Collège de France.

Le séquençage génétique a été l’un des points forts de la France, qui a généré de nombreuses séquences et produit quantité de données issues des prélèvements PCR. "Du côté de l’analyse phylogénétique, nous avons été plus faibles, mais la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, ou la Suisse ont montré l’importance de ce domaine, ajoute le chercheur. En France, nous avons tout de même été intégrés à des projets de recherche, ce qui nous a permis d’obtenir des financements… Reste à savoir s’il s’agit d’un intérêt temporaire ou non."


Des tests plus performants pour mieux soigner

Si certains médecins de ville continuent de se fier à leur jugement plutôt qu’à un Streptotest pour savoir s’ils doivent prescrire ou non des antibiotiques en cas d’angine, les tests rapides semblent promis à un bel avenir. La pandémie de Covid a donné un grand coup d’accélérateur à certaines pratiques : tests antigéniques, autotests ou PCR multiplex capables, en quelques heures, de détecter plusieurs pathogènes en même temps, voire d’identifier des gènes de résistance.

Et le futur donnera sans doute l’occasion à l’industrie du diagnostic d’aller encore plus loin. Car, comme le rappelle un rapport récent rédigé par les membres de six académies (Médecine, Sciences, Technologies, Agriculture, Vétérinaire et Pharmacie) il faut s’attendre, en plus de l’apparition de nouveaux virus, à voir émerger des épidémies d’origine bactérienne dues au développement d’antibiorésistances d’agents infectieux existants. Leur maîtrise passera, pour ces experts, par l’utilisation massive de tests capables de les détecter afin d’administrer les traitements à bon escient. "J’espère que l’on ira vers davantage de tests rapides à l’avenir", confirme le Dr Thierry Naas, bactériologiste à l’hôpital Bicêtre (AP-HP).

Cependant, cette montée en puissance suppose de lever quelques freins. Le premier est d’ordre industriel : à l’heure actuelle, la mise au point des outils de diagnostic dépend, dans une trop grande mesure, des matières premières et du savoir-faire étranger. Le prix élevé des nouvelles techniques rend aussi leur adoption plus difficile. "A titre d’exemple, un test PCR multiplex coûte aux alentours de 100 euros", confirme Thierry Naas. Alors qu’il suffit de débourser quelques centimes pour cultiver un micro-organisme.


SCIENCE OUVERTE ET LIBRE ACCES



Revues et intégrité. Hervé Maisonneuve Tout est passionnant dans le bulletin d’Hervé Maisonneuve. Nous avons la chance de l’avoir dans le comité éditorial du GRISOF.



Comme d’habitude, tout est passionnant et à lire en détail. Du point de vue formation, ne pas manquer le guide du thésard en médecine : présentation des 16 modules de 4 minutes réalisés par Hervé Maisonneuve, pour aider les internes en médecine lorsqu’ils doivent préparer leur thèse. Chaque vidéo sera mise en ligne avec un billet sur ce blog pour la présenter. Avec chaque vidéo, un document pdf de 4 à 8 pages sera téléchargeable avec exemples et références. La définition de la thèse est la même que celle d’un article de recherche : En réponse à une question, c’est la présentation de résultats originaux, pour la première fois, à ses pairs, dans un format qui permet de comprendre et de (refaire) le travail.


Evitez le piège des revues prédatrices !

Qu’est-ce qu’une revue prédatrice ?

« Les revues et les éditeurs prédateurs sont des entités qui privilégient l’intérêt personnel au détriment de l’érudition et se caractérisent par des informations fausses ou trompeuses, un écart par rapport aux bonnes pratiques rédactionnelles et de publication, un manque de transparence et/ou le recours à des pratiques de sollicitation agressives et sans discernement ». Définition issue de Beall J. Predatory publishers are corrupting open access. Nature 2012; 489: 179.


Sont-elles nombreuses?

A côté des 10 000 revues indexées, on estime qu’il existe 30 000 revues prédatrices.

Elles sont impulsées par le célèbre adage « Publish or perish ».


Quelles sont leurs caractéristiques ?

Publication rapide ; auteur-payeur ; absence de précision sur l’éditeur ; peu ou pas d’examen par les pairs.

Articles non référencés ; faiblesses méthodologiques ou fraudes (falsification de données, plagiat).


Comment éviter de soumettre vos articles à une revue prédatrice ?

Vérifiez si la revue figure dans la liste Stop Predatory Journals


Pour en savoir plus, consultez documents et vidéos sur le site de Grisof

May Gerges Harfouche Samaha, Hervé Maisonneuve, Etienne Lemarié, Yves Tremblay


Littératie (lettrure)


Dans notre bulletin du 25 décembre 2022, nous relatons un article du Lancet consacré à la littératie : Why is health literacy failing so many? The Lancet 2022; 400: 1655 Volume 400, ISSUE 10364, P1655. Cet article a entraîné beaucoup de commentaires.

Depuis Sackett (1996), la médecine factuelle est ainsi définie : « utilisation consciencieuse, explicite et judicieuse des meilleures preuves pour prendre une décision chez un patient donné ». Une médecine fondée sur des données probantes est maintenant enseignée dans toutes les facultés de médecine. Le terme « patient donné » est important. Ce fut l’ouverture sur la médecine personnalisée. Mais ensuite, comment la société s’empare-t-elle de ce concept pour prévenir les maladies et choisir les soins adaptés ? La littératie tente de répondre.

L’article du Lancet précise : « La littératie en santé a été reconnue comme un déterminant essentiel de la santé dans la Déclaration de Shanghai de l’OMS en 2016 et a été reformulée comme une pratique collective d'une communauté travaillant pour permettre et construire des connaissances, plutôt que de placer la responsabilité sur l'individu. Un nouveau rapport de l'OMS sur la culture sanitaire, publié le 6 novembre 2022, fait progresser cette approche pour les maladies non transmissibles, mais ses enseignements s'appliquent à l’ensemble des soins de santé. Le rapport préconise des approches coconçues, dans lesquelles les voix des utilisateurs et de ceux qui fournissent les interventions sont intégrées dans la conception des services ». Mais il ne sembla pas que ce rapport tienne compte de « la montée de la désinformation, notamment sur les médias sociauxComment les personnes, les familles et les communautés peuvent-elles savoir à quelles sources d'information se fier face à des conseils contradictoires ? »


Parmi les commentaires :

« Pourquoi la littératie en matière de santé fait-elle défaut à tant de personnes ? Il est urgent de trouver des réponses efficaces pour aider les gens à mieux gérer les informations sur la santé, mais aussi pour tenir compte des forces environnementales et sociales qui influencent les choix des gens. La lutte contre les déterminants commerciaux de la santé et l'augmentation de la désinformation dans les médias sociaux et sur Internet sont mises en avant comme des facteurs clés de la méfiance des personnes, des familles et des communautés ».


« Lors du déploiement du vaccin COVID-19 dans le Territoire du Nord de l'Australie, l'hésitation à se faire vacciner était élevée parmi les Premières Nations… Une approche unique de la communication en matière de santé, en particulier pendant une pandémie, devrait et peut être remplacée par des partenariats authentiques pour créer des campagnes locales qui trouvent un écho auprès des utilisateurs finaux. L'amélioration de l'alphabétisation en matière de santé nécessite plus qu'une traduction directe d'un script qui tente de déposer des informations biomédicales et d'attendre la conformité".


Plus près de nous, les questions sont : Comment former nos étudiants ? Comment informer le monde de la santé et la société ? Le débat est ouvert !


Etienne Lemarié


FORMATION PEDAGOGIQUE

De l'intérêt des formations pédagogiques à Madagascar


Depuis une quinzaine d'années, sous l'impulsion de leur doyenne et Doyen, les facultés de médecine de Madagascar ont bénéficié de séminaires de formation pédagogique, à Antananarivo, mais aussi à Majunga, Tuléar, Tamatave, Diego Suarez, sans oublier Fianarantsoa où les formations ont été regroupées à Tuléar. Des formations ciblées ont été organisées pour des écoles de sages-femmes (Majunga, Diégo), ainsi qu’à l'IOSTM (Institut d'Odonto-Stomatologie Tropicale de Madagascar), seule structure de formation en dentaire, située à Majunga. A la demande des Présidents d’Université de Tamatave et Majunga, d’autres établissements scientifiques ou facultés, ont été associés à ces séminaires. Cela a permis aux participants d’étoffer leurs curriculum vitae dans l’optique des avancements, concours (maîtres assistants, agrégation), mais surtout de s’approprier des concepts, idées, pour les appliquer dans leur pratique personnelle d'enseignants-chercheurs.


Ces formations avaient été suspendues à cause de la pandémie Covid 19. Depuis, grâce à la réouverture des frontières et aux récentes élections des Présidents d’Universités, Doyens, Directeurs d’établissements, une nouvelle opportunité s’offre à nous. Nous invitons tous les responsables de Faculté et des Instituts scientifiques impliqués, à reprendre ces activités, comme cela a déjà été fait à Tamatave, avec le GRISOF (Groupe de Réflexion et d’Information en Science Ouverte Francophone) récemment structuré (www. grisof.org). Un groupe d'experts internationaux propose bénévolement des conférences, des documents de référence, de nombreuses formations dans les domaines scientifiques, pédagogiques, pour les bibliothèques, afin d’augmenter et d’améliorer les productions scientifiques qui restent fondamentales pour les Universités. Onze formations sont à votre disposition sur le site grisof.org.


Dr HDR Diny Razanakolona

Président de l'Université de Tamatave - Madagascar


Dr Marinette Ramananasoa

Doyen de la Faculté de Médecine de Tamatave - Madagascar


Dr Hanta Rasataharifetra

Vice Doyen de la Faculté de Médecine de Tamatave – Madagascar

Chargée de Partenariat et Relations Internationales - Université de Tamatave

Membre du Comité Editorial du GRISOF


Hyper-publication : communiqué de l’IRAFPA

Institut de Recherche et d’Action sur la Fraude et le Plagiat Académiques


L'Intelligence Artificielle bouleverse déjà tous les fondements de notre système académique. Les logiciels de création automatique de textes tels que ChatGPT d’OpenAI sont accessibles à nos doctorants, étudiants et chercheurs. Face à ce risque accentué du phénomène de l’hyper-publication, l’IRAFPA communique une Alerte sur l’hyper-publication La corruption académique n’est pas une fatalité, si l'on revient à l'homme. Solide personnalité, fidélité aux valeurs, ouverture, cohérence, résistance et responsabilité fondent l'"éthique vertueuse". Mais quel équilibre entre valeurs globales et contextuelles et quel apport des communautés (académiques et autres) sont nécessaires pour renforcer les formes multiples de l’intégrité à long terme ? Christoph Stueckelberger Professeur d’éthique et Président de Globethics.net, nous partagera prochainement ses réflexions dans le chapitre 5 « Accountability through integrity: toward a balanced education » du livre « Integrity Sciences – A Movement for Ethics in Academia » (à paraître en mars 2023, chez Globethics.net). Michelle Bergadaà, Paulo Peixoto, Marian Popescu, Michel KALIKA, Jean-Philippe Denis, Ludovic JEANNE, Béatrice Durand, Ignace Haaz.



L’intelligence artificielle fait beaucoup parler


ChatGPT, l’outil d’IA va-t-il chambouler la santé ?





« Lorsque les performances de l’intelligence artificielle auront très largement dépassé celles de l’humain, le concept même d’une validation ou d’une vérification par un médecin n’aura plus aucun sens… Nous sommes en passe d’inventer les machines qui nous soigneront mieux que nous sommes capables de nous soigner nous-mêmes » JE Bilbault.



Beau parleur comme une IA





L’IA envahit nos pratiques comme l’ont fait les visioconférences voici quelques années.

Les intelligences artificielles apprennent à parler grâce aux « modèles de langage »: les modèles les plus simples vous proposent par exemple le mot suivant sur votre smartphone.

Mais les prouesses et les progrès des modèles de langage les plus modernes tels que GPT-3, LaMDA, PaLM ou ChatGPT sont époustouflants.


« Tout cela ne veut pas dire que les modèles de langage ne seraient pas des outils étonnants aux capacités époustouflantes. Cela ne veut pas non plus dire que les modèles de langage ne pourront jamais surmonter ces défis, ou que d’autres méthodes de deep learning ne seront pas développées à cette fin. C’est plutôt dire qu’au moment d’écrire ces lignes, en 2022, les modèles de langage ne sont pas l’outil de choix pour raisonner ou pour stocker des données exactes »




Nous avons lu pour vous


Let research guide teaching in medical and public health

The Lancet Volume 401, Issue 10373. 28 January 2023; Page 268.


Laisser la recherche guider l'enseignement dans le domaine de la médecine et de la santé publique. Arnaud Chiolero

Population Health Laboratory, University of Fribourg, Fribourg 1700, Switzerland

School of Population and Global Health, McGill University, Montreal, QC, Canada


La prééminence de la recherche sur l'enseignement dans l'activité universitaire peut être considérée comme un héritage des Lumières et, depuis quelques décennies, de la médecine fondée sur les preuves. Dans ce cadre, l'enseignement est secondaire par rapport à la recherche car le premier est construit, au moins en partie, sur la seconde. Si l'enseignement l'emporte sur la recherche, on peut laisser de la place à la politique et aux croyances, voire à la religion.

Historiquement, la médecine et la santé publique ont un lien étroit avec la politique et la religion, et la tentation est toujours grande pour les médecins et les experts en santé publique de prescrire le comportement du patient et de la société en général, sur la base d'un mélange complexe de preuves et de croyances. En dehors de l'église et de l'arène politique, l'enseignement de la médecine et de la santé publique peut avoir toutes les caractéristiques de la prédication s'il n'est pas fondé sur des preuves. En dehors de l'église et de l'arène politique, l'enseignement de la médecine et de la santé publique peut avoir toutes les caractéristiques du prêche s'il n'est pas fondé sur des preuves. L'enseignement est une activité fondée sur l'expertise et, en tant que telle, peut être en contradiction avec la médecine fondée sur des preuves, qui vise en fait à éloigner les soins de santé et la pratique de la santé publique de la médecine fondée sur l'expertise.

La pandémie nous a douloureusement rappelé que nous devons construire et reconstruire la confiance dans la science, que cette confiance ne peut être considérée comme acquise et qu'à l'ère de l'info-démocratie et des fake news, il n'est pas bon de se méfier de la prééminence de la science sur l'enseignement. La légitimité d'enseigner la médecine et la santé publique provient fondamentalement de la pratique de la médecine et de la santé publique et des connaissances scientifiques qui se fondent sur les activités de recherche.


Traduction Deepl.




Les conséquences de l’exposition aux écrans des tout-petits.

JAMA Pediatrics. doi:10.1001/jamapediatrics.2022.1630


Les auteurs ont suivi une cohorte d’enfants, à Shanghai, de la naissance à l’âge de 6 ans, afin d’évaluer les effets sur le développement cognitif, socio-émotionnel et sur le langage. Les résultats diffèrent selon l’âge d’exposition aux écrans, en rapport avec le stade de développement cérébral. Les enfants ont été ainsi séparés en 3 groupes : temps d’exposition faible mais constant dès 6 mois, 68 minutes en moyenne/jour (groupe 1) ; augmentation précoce et importante : temps d’exposition abondant dès 6 mois, en moyenne 150 min/jour, stabilisé à partir de 3 ans (groupe 2) ; augmentation tardive mais plus importante à partir de 3 ans, 230 min/jour en moyenne (groupe 3). Les données de 152 enfants (50,7 % de filles) ont été analysées, dont 110 (72,4 %) dans le groupe 1 ; 25 (16,4 %) dans le groupe 2 ; 11 (11,2 %) dans le groupe 3.

Résultats : comparés aux enfants du groupe 1 (exposition continue mais faible), ceux des groupes 2 et 3 (exposition plus abondante, précoce ou plus tardive) avaient globalement des scores d’intelligence moins bons à 72 mois (en analyse univariée).

Conclusion, une exposition précoce aux écrans et un temps d’exposition abondant seraient associés à un moins bon développement cognitif et socio-émotionnel des jeunes enfants, les troubles pouvant différer selon l’âge d’exposition, en rapport avec les stades du développement cérébral.

Les recommandations officielles de l’OMS préconisent d’éviter toute exposition aux écrans pour les enfants de moins de 2 ans et de limiter ensuite le temps passé devant les écrans: maximum 60 min/jour par jour à partir de 2 ans.





LECTURES


La mésinformation peut causer des préjudices importants aux individus, aux communautés et à la société.

Le comité d’experts du Conseil des académies canadiennes (CAC) publie un nouveau rapport sur les conséquences socioéconomiques de la désinformation en sciences et en santé.

Le journaliste scientifique du Soleil, Jean-François Cliche, est coauteur de ce rapport.

Le président du comité d’experts note que le partage de fausses informations est devenu un problème mondial, qui définit notre époque. «La propagation incontrôlée d’informations scientifiques et sanitaires erronées rend les individus et la société vulnérables à l’exploitation et menace notre capacité à travailler ensemble pour relever les défis communs», insiste Dr Alex Himelfarb. Le rapport Lignes de failles décrit les conséquences de la désinformation sur les individus, les communautés et la société. Il dresse entre autres, par une modélisation originale, le portrait des impacts de la désinformation sur le taux de vaccination au Canada.

Parce qu’elle est conçue pour faire appel à nos émotions et exploiter nos raccourcis cognitifs, tout le monde y est susceptible. Nous sommes particulièrement vulnérables à la mésinformation en temps de crise, lorsque ses conséquences sont les plus graves. La mésinformation en science et en santé nuit au bien-être de nos communautés par le biais de maladies, de décès et de pertes économiques évitables, ainsi qu’à notre bien-être social par la polarisation et l’érosion de la confiance de la population. Ces préjudices pèsent souvent plus lourdement sur les plus vulnérables.

L’omniprésence de la mésinformation et les dommages qu’elle peut causer soulignent la nécessité de prendre des décisions raisonnées et fondées sur des données probantes, tant à l’échelle personnelle que publique. Nous disposons de stratégies et d’outils nous permettant de lutter contre ces préjudices, d’instaurer et de renforcer la confiance dans nos institutions et d’accroître notre capacité à reconnaître et à rejeter les informations erronées que nous rencontrons.

Lignes de faille explique comment la mésinformation en science et en santé peut proliférer et ses conséquences sur les individus, les communautés et la société. Il étudie ce qui nous rend sensibles aux messages de mésinformation et comment nous pouvons utiliser cette connaissance pour être plus résilients face à eux. Le rapport comprend un modèle des impacts de la mésinformation relatif à la COVID19 sur les taux de vaccination au Canada, qui produit des estimations quantitatives de ses conséquences sur notre santé et l’économie, en les situant dans un contexte plus large de préjudices sociétaux et économiques.

Entre les mois de mars et novembre 2021, les fausses informations auraient contribué à l’hésitation de 2,35 millions de Canadiens à se faire vacciner. Si ces personnes qui ont cru «au canular ou à l’exagération de la pandémie» n’avaient pas retardé ou refusé la vaccination, le Canada aurait compté 2800 décès de moins. Cette hésitation ou ce refus du vaccin aurait aussi entraîné 198 000 cas de COVID au pays, 13 000 hospitalisations et 3500 patients aux soins intensifs. Finalement, la désinformation aurait engendré 299 millions $ en coûts hospitaliers partout au pays, seulement pour les mois de mars à novembre 2021.


Inévitable

Avec «des preuves solides», les experts démontrent les conséquences de la désinformation à l’échelle individuelle (vulnérabilité, peur infondée et exploitation) et collective (haine, confiance érodée).


La désinformation se veut inévitable dans une société, mais elle s’intensifie en temps de crise, les gens étant plus vulnérables. «La lutte contre la désinformation est une entreprise complexe, multidimensionnelle et inévitablement controversée, car elle soulève des questions fondamentales sur la façon dont nous communiquons, bâtissons des relations et comprenons le monde, ainsi que des questions sur nos valeurs personnelles et notre identité», soulève le CAC. Il faut ainsi s'y attarder plus que jamais pour essayer de limiter les conséquences, croit le groupe d'experts. La CAC croit donc qu’il est «impératif» d’investir dans la compréhension des sources et des conséquences de la désinformation. Le rapport Lignes de failles présente plusieurs mesures pour réduire la circulation de fausses informations. «Les répercussions de la désinformation sont complexes et pas toujours faciles à quantifier directement, mais elles ont le potentiel de miner les progrès réalisés à ce jour dans les domaines de la science et de la santé», souligne Dr Eric M. Meslin, président-directeur général du CAC. Parmi les mesures observées, le comité d’expert retient la démystification des fausses informations, qui s’avère efficace pour mieux outiller les individus. La CAC s'est penché sur ce grand sujet à la demande du ministère de l'Innovation, Sciences et Développement économique Canada. Pour consulter le rapport, et la démarche méthodologique des experts, il suffit de se rendre sur le site Web du CAC. Le Conseil des académies canadiennes réunit d'éminents experts de leurs domaines respectifs pour examiner les données probantes de sujets scientifiques complexes et d’intérêt public.




2041, L'ODYSSÉE DE LA MÉDECINE

« Nous sommes en passe d’inventer les machines qui nous soigneront mieux que nous sommes capables de nous soigner nous-mêmes. L’intelligence artificielle se dressera bientôt contre la maladie, avec une implacable efficacité. »

Médecin-chercheur en cancérologie à Paris, après avoir travaillé à Stanford dans la Silicon Valley, Jean-Emmanuel Bibault est aussi un geek de la première heure.

Adolescent dans les années 1990, il programme des jeux et crée un site-hommage à son réalisateur préféré, Stanley Kubrick. Devenu chef de clinique, sa thèse sur le Machine Learning appliquée à la cancérologie est distinguée par l’Académie nationale de médecine.

Dans ce premier livre à destination du grand public, il montre comment les techniques d’intelligence artificielle bouleversent la pratique de la médecine. De l’épidémiologie au traitement, en passant par chaque étape du parcours de soins, et dans toutes les spécialités.

Alors que la médecine s’apprête à vivre des changements radicaux, Jean-Emmanuel Bibault questionne les enjeux de cette révolution et nous plonge dans la peau du patient du futur.


Une odyssée captivante à l’horizon 2040.


Ressources Bibliographiques


JAMA

News & Insight

Emily Harris

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News & Insight

Rita Rubin, MA

News & Insight

Howard D. Larkin

News & Insight

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JAMA INTERNAL MEDICINE

Research

Siwen Wang, MD; Yanping Li, PhD; Yiyang Yue, MS; et al

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Mathew V. Kiang, ScD, MPH; Lindsey E. Carlasare, MBA; Sonoo Thadaney Israni, MBA; et al

JAMA OPHTHALMOLOGY

News & Insight

Mitchell D. Thatcher, BSc; Laura Z. Wu; Renatta Varma, MD

JAMA HEALTH FORUM

Opinion

Regina Herzlinger, DBA; Barak D. Richman, JD, PhD; Kevin A. Schulman, MD

JAMA NETWORK OPEN

Research

Veronica R. Olaker, BS; Ellen K. Kendall, BA; Christina X. Wang, BA; et al

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