Avis sur les revues du groupe Frontiers

Question :


Depuis quelque temps, je reçois une à deux invitations par semaine du groupe Frontiers, pour des articles à réviser. Je ne sais quoi en penser. J’ai vécu une expérience avec une revue qui avait changé de main mais pas de nom et je ne veux pas me faire piéger par un groupe prédateur.


Michel…, chercheur à l’Université de Montréal.


Le groupe Frontiers n’est pas un groupe prédateur. Il a par contre une stratégie très agressive et fait tout faire par les chercheurs.

Ils te demandent de faire le rédacteur, c'est à dire choisir des reviewers, les contacter et faire une synthèse pour les auteurs, etc...

Les revues de Frontiers sont inégales, avec un taux d'acceptation plutôt élevé et des frais à payer par les auteurs. Je ne crois pas que tu sois dédommagé pour le travail de rédacteur, mais à vérifier.

Publier dans Frontiers, c'est rapide, payant et souvent accepté mais ces revues échappent aux sociétés savantes dont les revues sont menacées.

Frontiers n'est pas le seul et les pratiques de Mdpi, Bentham, et d'autres sont semblables.


Je cite une phrase d'un rapport récent sur ce thème : « Mdpi s'installe dans les habitudes des scientifiques, qui apprécient le service rendu par son modèle de revues : acceptation quasi certaine, publication ultra rapide (délai médian soumis-publié de 38 jours en 2021, incluant un délai accepté-publié de 3 à 5 jours), frais restant inférieurs aux autres revues hybrides ou en libre accès total pratiquées par les chercheurs ».


Hervé Maisonneuve,

Rédacteur de « Revues et intégrité »

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