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Bulletin du 28 Août 2023



Mesdames et Messieurs les Doyens, Chers Collègues, Chers Amis,


C’est la rentrée universitaire après une pause estivale propice à la réflexion. La seconde étape de notre plan stratégique est en cours d’élaboration. Notre feuille de route 2023-2024 doit permettre une meilleure visibilité et un meilleur positionnement du GRISOF par ses actions de terrain. Elle se décline en trois étapes.

  1. Automne 2023. Huit nouveaux modules de formation, appelés « Repères pour la science ouverte » débuteront fin 2023.

  2. Printemps 2024. Workshop « Science ouverte et francophonie » en distanciel, ouvert à tous. La science ouverte, promue par l’UNESCO, bouleverse l’accès à la science et particulièrement la publication. Avec l’intelligence artificielle, c’est une des grandes révolutions en cours. Elle nécessite une formation, une connaissance des développements et des pièges. Ce workshop permettra de définir les questions qui seront abordées lors du colloque suivant.

  3. Automne 2024/Hiver 2025. Colloque « Science ouverte et francophonie », Ce colloque impliquera des agences gouvernementales et autres organisations et des universités, tous impliqués en science, soit dans la formation à la recherche soit dans la diffusion des données de la recherche. Ensemble nous aurons à répondre à une série de questions élaborées lors du workshop sur la science ouverte, notamment : modèle économique, responsabilité sociale, dérives comme la montée des revues prédatrices, plateformes de publication en libre accès, nouvelles questions concernant l’éthique et l’intégrité.

Nous allons poursuivre nos conférences avec deux nouveaux objectifs : élargir plus encore le champ pluridisciplinaire de nos orateurs ; demander aux thésards d’exposer leurs travaux pour les faire connaître et avoir l’opportunité de présenter et discuter leur démarche scientifique. Nous faisons appel à tous les mentors, directeur.es de thèse, directeur.es de recherche, à soumettre des candidatures que nous contacterons par la suite.


Très cordialement,

Pour le comité éditorial du GRISOF Yves Tremblay, Faculté de Médecine-Université Laval, Québec Etienne Lemarié, Faculté de Médecine de Tours Zouhair Souissi, Faculté de Médecine de Tunis.


Conférences d’actualités GRISOF-SPLF/EFP-FéFOG


Merci à nos intervenants de juin et juillet.


Merci à tous ceux qui nous ont accompagnés durant cette année universitaire. Votre participation et nos discussions ont apporté beaucoup à la communauté que nous représentons.




Jeudi 8 juin

Dr Denis Bertrand

Titre : Autorité du savoir et de la vérité


A la suite de l'incendie de Notre-Dame et dans la perspective de sa restauration, la Ville de Paris a lancé un concours d'architecture et d'urbanisme pour rénover ses abords qui sont sous sa juridiction (parvis, jardins, rives de Seine) et mieux accueillir les 12 millions de visiteurs annuels du site (échéance : 2025).

Pour informer les équipes candidates et nourrir leurs idées, elle a fait réaliser trois études : historique, urbanistique et sémiotique. C'est cette dernière qu'on présente ici. Elle permet de mieux découvrir les significations inscrites dans les espaces et dans les murs qui, tous, dans des domaines différents, nous parlent de savoir, de vérité et de pouvoir. Par extension ce travail de sémiotique sur les abords de Notre-Dame nous permet de réfléchir sur nos approches professionnels voire personnelles


Denis BERTRAND est professeur émérite de Littérature et de sémiotique. Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis

Sa parole nous est particulièrement utile à l'heure du complotisme, des vérités alternatives. Nous avons besoin de clés qui nous permettent de décrypter et agir au sein monde de la santé.


Jeudi 22 juin.

Une réflexion : "le numérique n’a pas fini de bouleverser nos vies et nos pratiques en santé".

Un dialogue entre Yves Tremblay et Etienne Lemarié.


Les premières conférences 2023-2024


Jeudi 14 septembre

Vanessa Lemarié.

Titre : IA et diagnostic. Entre mythe et réalité

Vanessa lemarié est Chief Operating Officer, Chief Client Officer, Ada Health, Berlin, DE.

Ada Health est une start-up basée à Londres et Berlin, dont l’objectif consiste à établir un nouveau standard dans le secteur de la santé. Son application est un guide de santé personnel, qui combine une intelligence artificielle avec l’expertise de médecins. L’application pose des questions pertinentes et personnalisées pour suggérer des causes possibles aux symptômes de l’utilisateur. Ada collabore avec des systèmes de santé de premier plan et des organisations mondiales à but non lucratif pour concrétiser cette vision. Trente millions d'évaluations ont été réalisées depuis le lancement mondial d'Ada en 2016.


Horaire de la conférence :

  • 14h heure GMT

  • 10h heure de Montréal,

  • 14h heure de Bamako, Dakar, Conakry, Abidjan, Bouaké, Ouagadougou

  • 15h heure de Tunis, Alger, Rabat, Kinshasa, Cotonou, Bangui et Libreville

  • 16h heure de Paris (GMT +2) et Damas

  • 17h à Beyrouth,

  • 17h à Antananarivo et Majunga

  • 18h à Maurice et la Réunion




26 octobre

Visioconférence de William Bayiha.

Titre : Géopolitique de la santé : le corps des femmes, terrain d’affrontement des « vérités » en santé maternelle dans les pays économiquement pauvres.


La réduction de la mortalité maternelle fait partie des cibles prioritaires de l’Organisation mondiale de la santé, singulièrement dans les pays à faibles revenus tels que les pays d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud.


L’Afrique à elle seule compte plus de 50 % des 286 000 femmes qui meurent chaque année des complications liées à l’accouchement, selon les chiffres de 2017. En plus des décès, il faut ajouter plusieurs graves problèmes, qui vont des fistules obstétricales à la stérilité en passant par les douleurs chroniques et l’incontinence urinaire et fécale. Plusieurs raisons sont régulièrement évoquées pour expliquer ces chiffres catastrophiques. Parmi ces raisons, se trouve presque invariablement le recours des populations locales à des pratiques thérapeutiques alternatives.

Les tradithérapies du continent africain sont très diverses d’un pays à l’autre, mais elles ont toutes en commun de ne pas appartenir au courant occidental et à la dominance mondiale de la biomédecine. Pourquoi les effets de ces pratiques variées sont-ils presque toujours présumés « néfastes » quand on ne trouve pratiquement aucune données scientifiques à ce sujet? Là où les soins biomédicaux classiques sont présents, ils sont souvent inaccessibles du fait de leur coût. Comment présumer que, en pareil cas, ces pratiques alternatives ne constituent pas un ersatz valable? Est-il impensable que la santé des populations soit pire sans elles, par exemple dans ces déserts médicaux où les conditions de vie empêchent la population plus choyée des médecins de désirer s’y rendre?

Face à l’accouchement, n’est-il pas connu que, dans toutes les traditions humaines, la présence d’une femme au savoir traditionnel accumulé de ce côté est vraiment mieux qu’une absence complète de soins pour la parturiente? Pourquoi toutes ces présomptions?


Des études démontrent, en parallèle, que le conflit et l’absence de communication entre les praticiens de la biomédecine et ceux de paradigmes médicaux alternatifs ont des effets néfastes de part et d’autre des pratiques. En pareil cas, les patients craignent de référer aux traitements reçus pas l’Autre, ce qui peut notamment entraîner des soins incompatibles ou des effets adverses graves. Il semble que des investigations véritablement scientifiques gagneraient à être faites en la matière. Quels sont vraiment les effets cliniques et de santé publique des pratiques de soins endogènes de l’Afrique ?

Toutes ces pratiques sont-elles uniformément et nécessairement néfastes? Que dit la science à ce niveau? Et que disent, aussi, les femmes qui, pour diverses raisons, n’accouchent pas ou refusent de le faire dans les milieux officiellement médicaux? La réponse à ces questions constitue le fond de la communication, elle-même partie d’une thèse de doctorat interdisciplinaire (santé publique, sciences humaines de la santé, etc.) portant sur la géopolitique de la santé.


Mots-clés : Biomédecine, géopolitique de la santé, médecine endogène, santé maternelle, santé mondiale.


Curriculum Vitae - Profil

William Bayiha est diplômé en histoire, en communication et en gestion, il a notamment travaillé comme journaliste pendant une dizaine d’années dans divers contextes en Afrique et dans le monde.

Il est actuellement est chercheur doctoral au Programme de doctorat interdisciplinaire en sciences humaines appliquées de l’Université de Montréal.

Il termine actuellement une thèse en géopolitique de la santé sous la direction de la professeure Violaine Lemay.


Éducation

2021 Doctorant Programme de doctorat en sciences humaines appliquée (en cours) Université de Montréal

2018 Master « Droit, économie, gestion » mention : Management Université de Lille

2014 Maîtrise en sciences de l’information et de la communication Université de Yaoundé 2

2012 Licence en histoire mention « Relations internationales » Université de Yaoundé 1

2011 Licence en sciences de l’information et de la communication


Carrière professionnelle et universitaire

2021 Assistant de recherche – Centre de recherche en droit public Université de Montréal

2021 Conseiller en communication, cabinet parlementaire

2020-2021 Groupe MCRTV Assemblée nationale du Cameroun - Coordonnateur éditorial et marketing

2015-2020 Journaliste senior (Broadcast et Web) - Groupe Euronews-Africanews

Bénévolat

Créateur et producteur de la série radio « Accents du Sud » sur la CISM

Président de l’association des étudiants en Sciences humaines appliquées





Webinaires FéFOG-GRISOF





La dernière conférence de l’année universitaire :


Mercredi 12 Juillet 2023 :

endométriose.

Conférence disponible sur Youtube



Science ouverte


Science ouverte : comment utiliser une licence de diffusion

Par May Samaha,

Directrice de la Bibliothèque des Sciences Médicales, Université Saint Joseph, Beyrouth.


L’utilisation d’une licence de diffusion est conseillée aux auteurs qui souhaitent :

  • partager leur œuvre et en faciliter l’utilisation par d’autres ;

  • autoriser gratuitement sa reproduction et sa diffusion sous certaines conditions ;

  • accorder aux utilisateurs des droits complémentaires au droit d’auteur qui s’applique par défaut.


Les licences Creative Commons (http://creativecommons.org/) ont été créées en 2002 par la société à but non lucratif Creative Commons pour la diffusion de contenus numériques comme le texte, les images et les films, à l’exception des logiciels. Elles peuvent aussi être utilisées pour la diffusion de contenus sur support papier.

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Le texte de ces licences est disponible sur le site des Creative Commons : https://creativecommons.org/licenses/?lang=fr en langage juridique et en langage courant. Ces licences permettent :

  • aux auteurs d’indiquer facilement et précisément les droits qu’ils veulent conserver et les droits auxquels ils renoncent afin de permettre à d’autres de réutiliser leur œuvre ;

  • aux utilisateurs d’être informés de ces conditions et de ne pas avoir à demander l’autorisation formelle d’un auteur avant l’utilisation de son œuvre, pour peu que cette utilisation reste dans les limites autorisées par la licence.


Les 6 licences CC

  1. CC-by (Attribution) La licence CC-by 4.0 permet toute exploitation de l’œuvre (partager, copier, reproduire, distribuer, communiquer, réutiliser, adapter) par tous moyens, sous tous formats et sous toutes licences. Toutes les exploitations de l’œuvre ou des œuvres dérivées, y compris à des fins commerciales, sont possibles. La licence CC-by est préconisée par un certain nombre d’entrepôts de données car elle facilite la réutilisation des données. Toutefois, l’obligation de citer le producteur des données peut se révéler pénalisante pour la réutilisation ou la compilation de multiples jeux de données, ainsi que pour les travaux de fouille de textes et de fouille de données (extraction de connaissances à partir de grandes quantités de textes ou de données, par des méthodes automatiques ou semi-automatiques).

  2. CC-by-sa (Attribution / Partage dans les mêmes conditions) : La licence CC-by-sa 4.0 permet toute exploitation de l’œuvre (partager, copier, reproduire, distribuer, communiquer, réutiliser, adapter) par tous moyens et sous tous formats. Toutes les exploitations de l’œuvre ou des œuvres dérivées, y compris à des fins commerciales, sont possibles. Cette licence est utilisée par Wikipédia.

  3. CC-by-nd (Attribution / Pas de Modification) : La licence CC-by-nd 4.0 autorise toute diffusion de l’œuvre originale (partager, copier, reproduire, distribuer, communiquer), y compris à des fins commerciales, par tous moyens et sous tous formats, tant que l’œuvre est diffusée sans modification et dans son intégralité.

  4. CC-by-nc (Attribution / Pas d’Utilisation Commerciale) : La licence CC-by-nc 4.0 permet toute exploitation de l’œuvre (partager, copier, reproduire, distribuer, communiquer, réutiliser, adapter) par tous moyens, sous tous formats et sous toutes licences. Toutes les exploitations de l’œuvre ou des œuvres dérivées, sauf à des fins commerciales, sont possibles.

  5. CC-by-nc-sa (Attribution / Pas d’Utilisation Commerciale / Partage dans les mêmes conditions) : La licence CC-by-nc-sa 4.0 permet toute exploitation de l’œuvre (partager, copier, reproduire, distribuer, communiquer, réutiliser, adapter) par tous moyens, sous tous formats. Toutes les exploitations de l’œuvre ou des œuvres dérivées, sauf à des fins commerciales, sont possibles. Cette licence interdit donc que les nouvelles dérivations de l’œuvre dérivée soient exploitées à des fins commerciales.

  6. CC-by-nc-nd (Attribution / Pas d’Utilisation Commerciale / Pas de Modification) : La licence CC-by-nd 4.0 autorise toute diffusion de l’œuvre originale (partager, copier, reproduire, distribuer, communiquer), sauf à des fins commerciales, par tous moyens et sous tous formats, tant que l’œuvre est diffusée sans modification et dans son intégralité. Cette licence est la plus restrictive des licences Creative Commons, car elle n’autorise les utilisateurs qu’à télécharger et diffuser gratuitement les œuvres sans modification et dans leur intégralité.

Depuis 2009, il existe une septième licence Creative Commons qui peut s’appliquer aux publications, mais facilite surtout la réutilisation des jeux de données.


La licence CCO

La licence CC0, issue du projet Sciences commons sur les données scientifiques, permet aux producteurs de données de les placer dans le domaine public, sans aucune restriction d’usage. Les données peuvent être réutilisées librement, améliorées, modifiées, y compris à des fins commerciales, sans qu’il soit obligatoire de citer le producteur du jeu de données, ni de les rediffuser sous la même licence. Cette licence est très utile pour que les données puissent être facilement compilées avec d’autres, sans entrainer des cumuls de licences et de restrictions sur les données compilées.

D’un point de vue éthique et scientifique, et même si cela n’est pas imposé par la licence, il est conseillé aux utilisateurs de citer les créateurs originels des données lors de la réutilisation. Cela permet de certifier leur origine et la méthodologie associée à leur production. Cette licence CC0 est imposée par quelques entrepôts de données, comme l’entrepôt pluridisciplinaire Dryad. Elle est aussi imposée par certains éditeurs de revues scientifiques, comme BioMed Central ou Nature Publishing Group. En conséquence, si vous publiez chez ces éditeurs un article lié à des jeux de données, vous devez déposer ces derniers dans un entrepôt sous licence CC0. La licence CC0 élimine toute incertitude pour les utilisateurs potentiels et encourage la réutilisation et le partage de l’information. Mais elle n’offre aucune protection contre d’éventuelles concurrences déloyales.


Attribuer une licence Creative Commons à une œuvre est une procédure simple, pouvant être réalisée en ligne, et ne nécessitant aucune signature.


Quelques précautions préalables

Rappelez-vous que votre choix est irrévocable ;

  1. Vérifiez que votre œuvre est couverte par le droit d’auteur et/ou le droit des bases de données (les licences Creative Commons ne sont pas adaptées aux logiciels) ;

  2. Assurez-vous d’avoir l’autorisation écrite de tous les ayants droit de votre œuvre et des œuvres que vous réutilisez si votre œuvre est une adaptation. Les ayants droit sont les personnes détenant un droit du fait de leur lien avec l’auteur qui est bénéficiaire direct du droit d’auteur ;

  3. Assurez-vous de bien comprendre les termes de la licence que vous avez l’intention d’utiliser. Lisez en les termes juridiques, pas seulement le résumé ;

  4. Assurez-vous de bien prendre en compte les termes de la licence originale si votre œuvre est une adaptation ou une réutilisation.


Bien utiliser une oeuvre sous licence Creative Commons

Pour utiliser une ressource diffusée sous licence Creative Commons, il est nécessaire de prendre connaissance des clauses de la licence afin de savoir quelles sont les utilisations autorisées par l'auteur. Le logo présent sur la couverture, la page de titre, en fin de document ou dans les métadonnées vous donne les informations nécessaires.

  • S’il s’agit d’une ressource numérique, cliquez sur le logo pour consulter le résumé explicatif de la licence en langage courant.

  • S’il s’agit d’un site web, l’extension Open Attribute pour les navigateurs Firefox et Chrome vous permet de voir dans la barre de votre navigateur la licence Creative_Commons associée à la page affichée.


Attention : Si vous avez créé une œuvre dérivée à partir d’œuvres avec des licences Creative Commons différentes, il vous sera peut-être impossible de respecter à la fois toutes les licences et donc de diffuser votre œuvre. En conséquence, il peut être judicieux de n’utiliser que des œuvres sous la licence Creative Commons la plus ouverte possible (cc-by).

Pour rediffuser une œuvre déjà sous Creative Commons ou diffuser une œuvre dérivée, il vous faudra a minima respecter les conditions suivantes :

  • indiquer les noms des titulaires des droits sur l’œuvre ;

  • mentionner le titre de l’œuvre et l’URL de première publication ;

  • indiquer un lien vers la licence Creative Commons sous laquelle vous diffusez l’œuvre.

https://coop-ist.cirad.fr/etre-auteur sous license CC-BY-NC-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/ https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/deed.en_GB


La Conférence des Doyens de médecine de France et le CNU santé luttent contre les Revues prédatrices

La liste des revues recommandables est consultable en téléchargeant notre tableau (PDF) (mise à jour au 29 juin 2023) ou en le lisant en fin de cette page.


Code de conduite européen pour l’intégrité en recherche. Révision 2023 du code.


En 2011 et 2017, la Fédération européenne des académies des sciences et humanités (ALLEA) et le Conseil de l’Europe ont publié deux éditions successives du Code de conduite européen pour l’intégrité de la recherche, qui toutes deux ont fortement contribué à promouvoir une vision européenne de l’intégrité scientifique.

La révision 2023 du Code vient d’être mise en ligne. Comme les précédentes, c’est une excellente introduction à la réflexion qui doit guider les communautés de recherche dans leur volonté de préserver les conditions, scientifiques et humaines, d’une bonne recherche. Cette version actualisée tient compte de l’évolution des pratiques en matière de gestion des données, du règlement général sur la protection des données (RGPD), et des développements récents concernant la science ouverte, l’évaluation de la recherche, la lutte contre les discriminations. Le rapport insiste sur le fait que tous les acteurs institutionnels du système académique sont co-responsables de la mise en œuvre effective d’une recherche intègre et responsable.


INSERM

L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer le diagnostic médical ?

L’émergence des systèmes d’intelligence artificielle (IA) représente une révolution dans le domaine médical. Les personnels de santé y ont de plus en plus recours pour affiner leurs diagnostics et prendre des décisions thérapeutiques. Mais ces outils peuvent-ils remplacer l’expertise humaine ? Trois spécialistes exposent leur point de vue sur l’intérêt et les limites de cette technologie




18 millions de doses du tout premier vaccin antipaludique attribuées à 12 pays africains pour 2023-2025 : Gavi, OMS et UNICEF


Face à la forte demande que suscite le tout premier vaccin antipaludique, 12 pays d’Afrique se verront attribuer au total 18 millions de doses de RTS,S/AS01 pour la période 2023-2025. Le Ghana, le Kenya et le Malawi, qui participent au Programme de mise en œuvre du vaccin antipaludique, recevront des doses pour poursuivre la vaccination dans les zones pilotes. Des doses seront aussi attribuées au Bénin, au Burkina Faso, au Burundi, au Cameroun, au Libéria, au Niger, à l’Ouganda, à la République démocratique du Congo et à la Sierra Leone en vue de l’introduction du vaccin




Premier Sommet mondial de l’OMS sur la médecine traditionnelle. 17–18 août 2023


Le premier Sommet mondial de l’OMS sur la médecine traditionnelle aura lieu les 17 et 18 août 2023 à Gandhinagar, Gujarat (Inde). Il sera organisé parallèlement à la réunion des ministres de la Santé du G20, afin de mobiliser l’engagement politique et l’action fondée sur des données probantes en faveur de la médecine traditionnelle qui constitue le premier passage pour des millions de personnes dans le monde pour répondre à leurs besoins en matière de santé et de bien-être.

Le Sommet mondial sera organisé conjointement par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le gouvernement indien, qui assure la présidence du G20 en 2023. Il s’agira d’une plate-forme permettant à l’ensemble des parties prenantes, y compris les agents de la médecine traditionnelle, les utilisateurs et les communautés, les décideurs nationaux, les organisations internationales, le milieu universitaire, le secteur privé et les organisations de la société civile, de partager les meilleures pratiques et les bases factuelles, les données et innovations révolutionnaires sur la contribution de la médecine traditionnelle à la santé et au développement durable.




Journée mondiale de la sécurité des patients 2023 : faire des patients les acteurs de leur propre sécurité.


La Journée mondiale de la sécurité des patients 2023 sera célébrée le 17 septembre sur le thème « Faire des patients les acteurs de leur propre sécurité », étant donné le rôle crucial que jouent les patients, les familles et les soignants dans la sécurité des soins de santé. Les données montrent que lorsque les patients sont associés en tant que partenaires aux soins qu’ils reçoivent, la sécurité, la satisfaction des patients et les résultats sanitaires s’en trouvent nettement améliorés. En devenant des membres actifs de l’équipe soignante, les patients peuvent contribuer à la sécurité des soins qui leur sont prodigués et à celle du système de santé dans son ensemble.


Objectifs de la Journée mondiale de la sécurité des patients 2023

  1. Faire prendre conscience partout dans le monde de la nécessité d’une collaboration active des patients, de leurs familles et des soignants dans tous les contextes et à tous les niveaux des soins de santé pour améliorer la sécurité des patients.

  2. Faire participer les décideurs, les responsables du secteur de la santé, les personnels de santé et d’aide à la personne, les organisations de patients, la société civile et d’autres acteurs aux efforts déployés pour associer les patients et les familles aux politiques et aux pratiques garantissant la sécurité des soins.

  3. Donner aux patients et aux familles les moyens de participer activement aux soins qu’ils reçoivent et de contribuer à améliorer la sécurité des soins.

  4. Préconiser des mesures urgentes à prendre par tous les partenaires pour promouvoir la participation des patients et des familles, dans le droit fil du Plan d’action mondial pour la sécurité des patients 2021-2030.

Pour plus d’informations, contacter patientsafety@who.int.




FREQUENCE MEDICALE


WASOG 2023 : actualités sur les pneumopathies interstitielles diffuses

Le congrès de la World Association for Sarcoïdosis and Other Granulomatous Diseases qui s’est tenu fin juin à Stockholm cette année, a permis de faire le point sur les pneumopathies interstitielles diffuses et la sarcoïdose. Nous avons demandé au Pr Bruno Crestani et au Pr Dominique Israël-Biet de décrypter ces actualités sur notre plateau de Fréquence Médicale.

Ce débat est animé par le Dr Jean Paul Marre.


La révolution RAAC

RAAC, acronyme de Rééducation Améliorée Après Chirurgie. Vieille technique inventée par des Suédois il y a plus de 20 ans, mais qui a mis des années pour s’imposer alors qu’elle semble répondre à toutes les vertus que réclame aujourd’hui l’état de notre système de santé… Gain de temps, d’argent, de douleur et d’efficacité, on se demande pourquoi tant de temps pour déjà adopter cette technique, puis l’imposer, ce qui est une autre histoire. Car de telles performances nécessitent une technique qui risque de poser quelques problèmes générationnels.


Invités :

  • Professeur François Rannou, chef du service de rééducation, hôpital Cochin (Paris)

  • Professeur Philippe Anract, chef du service de chirurgie orthopédique, hôpital Cochin (Paris)

Le boom de la santé numérique


Le numérique va-t-il sauver notre système de santé ? De nombreux médecins en doutent… Mais quelques visionnaires savent qu’il faudra aider les hommes, voire les changer, pour disposer de méthodes efficaces et rapides.

On parle médecine prédictive, de robots à la technicité parfaite, de modèles numériques, voire même de jumeau numérique pour diagnostiquer, apprendre et essayer. C’est un domaine souvent hermétique pour nos internautes…

Ce sont pour beaucoup d’entre nous des mots mais rien de pratique.


Pourtant notre invité, le Professeur Antoine Tesnière, est directeur de PariSanté Campus, le cœur de la recherche en E-santé dans notre pays. Depuis septembre 2021, 15 000 m2 dans la capitale accueillent les acteurs de l’innovation de la E-santé. Espace de formation, de recherche, d’innovation et d’entrepreneuriat.


Animée par :

  • Dr Jean-François Lemoine, médecin Journaliste

  • Dr Nicolas Leblanc, médecin de santé publique en charge des relations avec les professionnels de santé dans le groupe VYV

Invités :

  • Pr Antoine Tesnière, directeur de PariSanté Campus


Revues et intégrité

Rédacteur : Hervé Maisonneuve



Bonne conférence de Lex Bouter (Hollande) organisée par Consilium Scientific

How research integrity and open science hang together | Seminar by Lex Bouter, PhD


FORMATION PEDAGOGIQUE


Les 13 formations proposées par le GRISOF pour améliorer, renforcer et promouvoir la recherche scientifique

  1. Aide à un projet de recherche. Élaboration du projet. Recherche de partenariats. Financement.

  2. Formation à la rédaction médicale, scientifique. Rappel des principes de base. Les normes internationales. Instructions aux auteurs. Les points forts. Erreurs. Risques.

  3. Formation à l’expression scientifique (orale et affichée). Les principes internationaux. Présentation. Document audiovisuel, les règles incontournables. La communication affichée ( poster)

  4. Fraude, plagiat revues prédatrices, pré- publications. Définitions. Préventions. Comment les reconnaître ? Risques et conséquences.

  5. Aide à la préparation de thèses ou travaux scientifiques. Différentes étapes. Choix du sujet, des personnes. Les étapes administratives. Présentation orale et du document. L'après thèse. De la thèse à l'article original....

  6. Les bases pédagogiques. Comment apprend-on? La mémoire. De l'apprentissage à l'expertise.

  7. Management, aide à la structuration des revues pour «experts»

  8. Ethique et intégrité scientifique

  9. Formation des bibliothécaires, spécialistes en TIC. Place des conservateurs.

  10. Aide à la recherche bibliographique. Les bonnes et mauvaises revues. Pièges. Danger des revues prédatrices. Trouver des articles.

  11. Formation à la gestion bibliographique avec ZOTERO

  12. Partage des savoirs et science ouverte. Les savoirs. Transmission des connaissances. Savoir donner, partager. Avantages et risques.

  13. Formation en recherche clinique ; application à l’Afrique. Essais pragmatiques.



Ces formations sont proposées à tous: Présidents d'Université, Doyens de Faculté, responsables d'Institut ou de toutes structures de formation supérieure scientifique, qui décident en fonctions de leurs souhaits, besoins..... au bénéfice des enseignants-chercheurs. La mise en oeuvre revient au décideur et à l'expert. La structure d'accueil prend en charge les frais d'organisation et de logistique, avec l'aide de tout appui type Ambassade, Université , AUF, OMS, industrie pharmaceutique...


Partenariats du GRISOF RAJeC: Réseau Africain des Jeunes Chercheurs : 800 membres, 30 pays, essentiellement de l'espace CAMES. Responsable: Ph D ATSE Martial, Université d'Abidjan. Le Grenier du Savoir. Responsable: Gilbert Babena, Université de Maroua. Cameroun. Plateforme naissante en Science Ouverte:" Consortium National Science Ouverte R.D.C." Responsable: Pr Jacques, Dominique B. Ndgeleka, Kinshasa, RDC.


Interventions au nom du GRISOF

Journées de Recherche et de Pédagogie. Agadir. Maroc 11, 12, 13 juillet 2023

Interventions du Pr Olivier Armstrong :

Séminaire de pédagogie « De l’apprentissage à la compétence ».

Conférence « Science ouverte : avantages, risques ? »

EpiRheum.com


En épidémiologie clinique, le site EpiRheum.com, piloté par Ihsane Hmamouchi, est de très grande qualité. Voici les dernières données disponibles.

La communication scientifique sans détour

Saluons cette initiative de l’AUF. Les textes sont très clairs, rédigés par des experts de la communication.

La communication scientifique : un art à pratiquer avec rigueur

Les scientifiques produisent des connaissances. La valorisation et le partage de leurs recherches avec le public requièrent des techniques spécifiques.

Dans cet article, découvrez toutes les astuces pour réussir une vulgarisation scientifique.

La communication scientifique : un art à pratiquer avec rigueur

Edward Sfeir Biologiste, journaliste, formateur et expert en communication et popularisation scientifiques

Comment identifier et réagir à la désinformation scientifique?

Elyas Aissia Communicateur scientifique

La formule des 3R

Emmanuel Dabo Communicateur scientifique et Directeur général de l’African Science Communication Agency (ASCA)

OUI, on peut informer sans déformer!

Sophie Malavoy Communicatrice scientifique et formatrice


Intégrité académique / lettre 92 – 16 juin 2023

Chers collègues, chers étudiants, chers lecteurs,

La période estivale est propice à la détente, à la lecture et à la réflexion. L’IRAFPA vous propose un beau voyage intellectuel.


Profitez des lectures de l’été

1. Ressemblances troublantes (2023), Irma Bernard, Coll. Rue Des Écoles, L’harmattan.

Notre coup de cœur de l'été. Dans ce roman, Irma vit en Merkanie. Lorsqu'elle décide de publier sa thèse de doctorat, elle découvre qu'elle a été plagiée... Commence alors un très long périple qui la verra finalement triompher. L'excellente écriture et l'humour de l'auteur font presque oublier que tout ce qui est raconté est rigoureusement exact. Je peux en témoigner.

2. Les cahiers méthodologiques de l’IRAFPA (2023), vol. 1. N° 1. Publiés le 30 juin 2023 sur la plateforme ouverte www.SOAP2.ch. Ils ne seront pas publiés en version papier.

En libre accès, trois belles contributions inaugurent notre nouvelle revue semestrielle :

Détecter par stylométrie la fraude académique utilisant ChatGPT, par Roten C.-A., Nicollerat S., Pousaz P. et Genilloud G.

Pour une écriture scientifique respectueuse des principes de la paternité intellectuelle, par Durand B. et Roux-Steinkühler M.-A.

Formation et transformations de l’esprit scientifique 1934-2022, par Carvallo S.

3/ Les nouvelles frontières de l’intégrité académique (2023), direction M. Bergadaà, Coll. Questions de société, Éditions EMS Management et Société.

En librairie. La multidisciplinarité est essentielle à la validation de propositions académiques. Les auteurs de cet ouvrage sont philosophes, psychologues, géographes, économistes, linguistes, sociologues, ingénieurs, médecins, juristes…

4/ Academic integrity: a call to research and action (2023), Michelle Bergadaà, Paulo Peixoto (Editors), coll. Research Ethics Series, Globethics.


Open access. The urgency of doing complements the urgency of knowing. Today, our knowledge-based civilization is exposed to risk both by new production models of knowledge and by the shamelessness of knowledge delinquents.


Rejoignez une belle École d’été

Il fait beau, nous y mangeons bien, nous travaillons, débattons, découvrons des postures épistémologiques interdisciplinaires, nous écrivons. Nos deux Écoles d’été IRAFPA « Conseiller en intégrité » : du jeudi 6 juillet 2023 à 9h au samedi 8 juillet à midi et du lundi 10 juillet 2023 à 9h au mercredi 12 juillet 2023 à midi. Il reste deux ou trois places.


Anticipez vos colloques 2023-2024

1/ L’intégrité académique : des principes aux pratiques, Organisé à Pau, le mardi 21 novembre 2023, par l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA), La Rochelle Université et l’Université Savoie Mont Blanc.

Y assister c’est bien, participer c’est mieux ! Envoyez-nous vos propositions de communication. Outre des tables rondes et des débats prospectifs, des sessions scientifiques sont organisées sur : (1) L’intégrité académique dans les recherches et les publications et (2) L’intégrité académique dans la pédagogie et la documentation.

2/ Le 3e Colloque international de l’IRAFPA Coimbra 2024 se tiendra du 20 au 22 juin 2024.

Nous sommes heureux de vous convier à ce Colloque qui se déroulera dans un climat amical et studieux et qui vous permettra d’apporter une contribution majeure pour renforcer la culture de l’intégrité académique. Les meilleurs articles seront également publiés dans un ouvrage à paraître en 2025.


Prenez de bonnes résolutions : contribuez aux Sciences de l’intégrité

Chaque cotisation reçue se transforme à 100% en couverture de frais de publications (relecture, traduction, frais de l’éditeur…). Et, si votre laboratoire ou votre établissement devient membre de l’IRAFPA, il bénéficie d’une conférence gratuite dans ses Écoles doctorales, de réductions sur nos activités, etc. Faites circuler nos bulletins d’adhésion. Merci de votre fidélité !


N’hésitez pas à faire suivre cette lettre aux membres de votre réseau ou inscrivez des personnes susceptibles d’être intéressées.

Au nom des membres de l’IRAFPA, je vous adresse mes plus cordiaux vœux pour un été reposant et stimulant ; où que vous soyez dans les 17 pays de nos 18'720 abonnés.


Pr Michelle Bergadaà, MBA, Ph.D. Présidente de l’Institut de Recherche et d’Action sur la Fraude et le Plagiat Académiques Professeur émérite de l’Université de Genève

Dans la presse

THE LANCET

Global, regional, and national burden of diabetes from 1990 to 2021, with projections of prevalence to 2050: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2021

GBD 2021 Diabetes Collaborators


En 2021, 529 millions de personnes vivaient avec le diabète dans le monde, et la prévalence était de 6-1%. Au niveau des super-régions, les taux standardisés pour l'âge les plus élevés ont été observés en Afrique du Nord et au Moyen-Orient (9-3% [8-7-9-9]) et, au niveau régional, en Océanie (12-3% [11-5-13-0]). Au niveau national, le Qatar présentait la prévalence du diabète par âge la plus élevée au monde, avec 76-1% (73-1-79-5) chez les personnes âgées de 75 à 79 ans. La prévalence totale du diabète - en particulier chez les adultes plus âgés - reflète principalement le diabète de type 2, qui représentait en 2021 96-0% (95-1-96-8) des cas de diabète et 95-4% (94-9-95-9) des AVCI liées au diabète dans le monde. En 2021, 52-2 % (25-5-71-8) des AVCI liées au diabète de type 2 dans le monde étaient imputables à un IMC élevé. La contribution de l'IMC élevé aux AVCI liées au diabète de type 2 a augmenté de 24-3 % (18-5-30-4) dans le monde entre 1990 et 2021.

D'ici à 2050, plus de 1-31 milliards (1-22-1-39) de personnes devraient être atteintes de diabète, avec des taux de prévalence du diabète totaux normalisés selon l'âge supérieurs à 10 % dans deux super-régions : 16-8 % (16-1-17-6) en Afrique du Nord et au Moyen-Orient et 11-3 % (10-8-11-9) en Amérique latine et dans les Caraïbes. D'ici 2050, 89 (43-6%) des 204 pays et territoires auront un taux standardisé pour l'âge supérieur à 10%.



Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a conclu que l'édulcorant artificiel aspartame est "peut-être cancérogène pour l'homme", mais que les preuves sont limitées chez l'homme, notamment en ce qui concerne le carcinome hépatocellulaire.


Toutefois, des experts ont rassuré le grand public en lui disant qu'il ne devait pas s'inquiéter de la classification de l'aspartame par le CIRC en tant que substance du groupe 2b. Une longue liste de substances a été placée dans cette catégorie, notamment l'aloe vera, l'huile diesel et l'acide caféique, que l'on trouve dans le thé et le café. Un examen indépendant distinct effectué par le Comité mixte d'experts des additifs alimentaires (JECFA) de l'Organisation mondiale de la santé et de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture a conclu qu'il n'y avait pas de raison suffisante pour modifier la dose journalière d'aspartame précédemment fixée à 0-40 mg/kg de poids corporel.


Une canette de boisson gazeuse diététique contient 200 à 300 mg d'aspartame, de sorte qu'un adulte pesant 70 kg devrait consommer 9 à 14 canettes par jour pour dépasser la dose journalière admissible. Cela suppose qu'il n'y a pas d'autres apports provenant d'autres sources alimentaires. L'aspartame est également présent dans de nombreux produits, notamment les chewing-gums, les crèmes glacées, les yaourts et les céréales pour le petit-déjeuner. Les deux organismes d'experts ont procédé à des examens indépendants mais complémentaires pour évaluer les risques éventuels pour la santé associés à la consommation d'aspartame. C'est la première fois que le CIRC évalue l'aspartame et la troisième fois que le JECFA le fait.



Journal International de Médecine

Le médecin érudit est mort

Par le Dr Grégoire Pigne, médecin, oncologue-radiothérapeute, Cofondateur et CEO de PulseLife

Aucun médecin diplômé au début du 21ème siècle n’aurait pu l’imaginer… les données de recherche médicale sont multipliées par deux tous les 72 jours. L’évolution de ces données est exponentielle et le niveau de connaissances scientifiques atteint un niveau inédit.





Congrès de l'Asco 2023 : retour sur les points marquants de cette édition

Par Caroline Guignot.


La grand-messe de la cancérologie, qui s’est tenue à Chicago du 2 au 6 juin dernier, confirme que le séquençage tumoral devient de plus en plus indispensable à la décision thérapeutique. Cette édition prouve aussi que les pathologies dans lesquelles les progrès sont plus rares ne sont pas oubliées.



IA et diagnostic : trois médecins explorent les possibilités

Début juin, Nature Digital Medicine a publié un article sur un stéthoscope numérique intelligent. Ce Pneumoscope est un dispositif de poche qui, une fois posé sur le thorax, établit un diagnostic différentiel d’asthme, de pneumonie, de bronchiolite ou de Covid-19 en quelques minutes, avec une grande spécificité, sur la base de l’enregistrement des bruits et de la fréquence respiratoire et plusieurs autres paramètres. Derrière cette performance, un algorithme d'intelligence artificielle (IA) développé à partir des données de plusieurs centaines de milliers de sujets, « au potentiel extraordinaire pour les prises en charges en urgences ou les soins des pays où l’accès aux médecins est compliqué », souligne la Pre Christèle Gras-Le Guen, chef de service des urgences pédiatriques et pédiatrie générale au CHU Nantes. La start-up genevoise qui en soutient le développement multiplie les récompenses internationales et est aujourd’hui en phase de levée de fonds.


Aide cognitive augmentée

Cet exemple est emblématique de la dynamique du développement des outils utilisant l’IA en santé : en France comme ailleurs, le domaine est en plein essor en rhumatologie, cardiologie, neurologie…, porté par des start-up. La transition de leur développement à leur commercialisation puis à leur utilisation en routine est loin d’être une sinécure.

Deux domaines sont toutefois en avance sur la question : l’imagerie médicale, parce qu’historiquement très informatisée, et l’oncologie, parce que la recherche fait partie intégrante de son quotidien, et offre à l’IA le moyen d’exploiter d’innombrables données, avec des perspectives de retombées économiques séduisantes.

En radiographie osseuse, les algorithmes d’IA sont surtout utilisés pour le diagnostic des fractures aux urgences : « Une fois le diagnostic posé, le radiologue lance l’algorithme, explique le Dr Arnaud Dépil-Duval, responsable du board innovation de la Société française de médecine d’urgence (SFMU). Si le diagnostic de l’IA est discordant, le médecin réanalyse l’image. C’est lui qui décide in fine s’il a commis une erreur diagnostique initiale ou si l’anomalie repérée par la machine est d’une autre nature ». L’IA constitue donc une aide à la décision, « une aide cognitive augmentée ». Des approches équivalentes sont en plein développement en radiographie pulmonaire, en IRM, en tomodensitométrie, ou même dans la surveillance des naevi.


Une nouvelle façon de pratiquer la médecine

La cancérologie concentre à elle seule un quart des publications scientifiques consacrées à l’IA en santé, et cet essor se poursuit. De fait, les services de pointe ne manquent pas d’outils : IA embarquée dans la lecture automatisée d’imagerie médicale ou d’imagerie d’anatomopathologie, algorithme d’exploration génomique… « Leur diffusion et leur utilisation reste toutefois hétérogènes, reconnaît le Dr Alain Livartowski, oncologue (Unicancer), car l’intégration de ces outils dans la pratique demande une refonte des organisations, des moyens humains, financiers… dans un contexte significatif de technophobie et de résistance au changement. C’est une nouvelle façon de pratiquer la médecine. » Une acculturation en routine qui, de fait, sera lente. Mais les perspectives diagnostiques sont là : « L’une des avancées les plus attendues est la capacité à déterminer la nature bénigne ou maligne d’une tumeur à l’imagerie, sans recours à la biopsie».

L’intégration à la pratique nécessite que ces algorithmes démontrent leur fiabilité et leur utilité. Aussi, « leur développement impose des études cliniques qui vont au-delà des preuves de concept que nous apportent les firmes qui les développent », souligne Arnaud Depil-Duval. D’autre part, leur performance est un élément clé, précise-t-il : « Les électrocardiogrammes traditionnels ont une petite IA embarquée mais leurs performances de diagnostic de l’infarctus sont médiocres car la base de données locale est faible ». La force de l’IA est bien indissociable de la notion de big data : plus les données sont nombreuses et surtout de qualité pour la construction des algorithmes, plus la sensibilité et la spécificité diagnostique sont améliorées. Aussi, les développeurs ont besoin d’accéder aux bases de données publiques et/ou hospitalières. Ensuite, leur validité doit être assurée : « Un outil développé à partir de cohortes de patients participant à un essai clinique n’est pas forcément transposable à une cohorte en population générale, ni un outil développé dans des pays occidentaux ne l’est dans des pays asiatiques », complète Alain Livartowski. Christelle Gras-Le Guen ajoute :« La communauté pédiatrique a dû travailler pour confirmer scientifiquement que l’algorithme de radiographie osseuse est utilisable chez l’enfant. Et d’autres outils proches d’une exploitation commerciale, comme les algorithmes diagnostiques d’infection développés chez l’adulte, manquent de travaux permettant leur utilisation en pédiatrie ».


Consulter ou pas? Les symptoms checkers auront la réponse

A 5 ou 10 ans, la révolution de l’IA et des big data devrait bouleverser largement la surveillance et la prévention, en amont des diagnostics. Les symptoms checkers, ou vérificateurs de symptômes, devraient offrir le moyen aux patients de déterminer la gravité de leurs symptômes et de décider ou non de consulter. Ils pourraient aussi être utiles pour le triage rapide des patients aux urgences. En médecine périnatale aussi, les perspectives existent. « Un programme exploratoire est conduit en Bourgogne pour évaluer le service rendu du séquençage du génome à la recherche de gènes prédictifs de maladies ». L’IA permet de rendre ces analyses exhaustives, rapides et donc exploitables en routine. « Ce sont les balbutiements d’une révolution énorme, qui a une dimension éthique évidente, martèle Christèle Gras-Le Guen. Il ne faut pas nous laisser emporter par la vitesse des innovations technologiques, mais prendre le temps d'évaluer avant tout le service rendu aux patients. Bienvenue à Gattaca n’est pas loin. »






Gilles Domart, Professeur de géologie, École Normale Supérieure de Lyon


Notre groupe de recherche publie aujourd'hui dans Nature les premières preuves tangibles de l’existence passée et durable d’environnements à la surface de Mars particulièrement favorables à la synthèse spontanée des premières molécules de la biologie nécessaires à l'émergence de la vie.

Nous avons découvert des structures fossiles témoins de cycles répétés et durables de séchage-mouillage de sédiments très anciens de la surface de Mars. Ce mode alternatif sec-humide promeut la concentration et polymérisation de molécules organiques simples (sucres ou acides aminés) qui pourraient avoir été contenues dans les sédiments. Ces processus constituent une étape fondamentale vers la synthèse de molécules biologiques tels que les acides nucléiques (ADN ou ARN).



Ces derniers mois, l’intelligence artificielle (IA) a fait l’objet d’un débat mondial en raison de l’adoption généralisée d’outils basés sur l’IA générative, tels que les chatbots et les programmes de génération automatique d’images. D’éminents scientifiques et technologues de l’IA pointent les potentiels risques existentiels posés par ces développements – c’est-à-dire les risques qui menacent la survie de l’humanité



JAMA COVID-19 Update…August 12, 2023

These articles on COVID-19 were published across the JAMA Network in the last week. Click below to read them for free.

JAMA

Research

Brian E. McGarry, PT, PhD; Benjamin D. Sommers, MD, PhD; Andrew D. Wilcock, PhD; et al

Opinion

Jessica L. Gleason, PhD, MPH; Robert Tamburro, MD, MSc; Caroline Signore, MD, MPH

JAMA PEDIATRICS

Research

Lisa Stallwood, MSc; Adrian Sammy, BMSc; Matthew Prebeg, BSc; et al

Opinion

Lyn M. van Swol, PhD; Chen-Ting Chang, MA

JAMA NETWORK OPEN

Research

Matthew Lavallee, BA; Sandro Galea, MD, DrPH; Nadia N. Abuelezam, ScD

Research

Nicole C. Woitowich, PhD; Anthony C. Waddimba, MD, DSc; Chen Yeh, MS; et al

Research

Christina Reppas-Rindlisbacher, MD; Alexa Boblitz, MPH; Robert A. Fowler, MDCM, MSc; et al

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